Discours, session
janvier 2012
Lundi 23 janvier
2012 à 11 h 30
Rapport
d’activité du Bureau de l’Assemblée et de
M. KOX (Pays-Bas), rapporteur pour nous présenter le rapport de la commission ad
hoc pour l’observation des élections législatives dans
La semaine dernière, nous nous
sommes rendus à Moscou, où se faisait entendre un vaste appel au changement,
indispensable pour retrouver la confiance dans les autorités. Nous nous
félicitons de cet appel, mais nous souhaitons que les changements soient de
fond et ne se limitent pas à un simple mécanisme de survie en attendant les
présidentielles du 4 mars 2012. Selon nous, le plus pressant est de désigner un
arbitre neutre afin que les électeurs retrouvent confiance dans le système
électoral russe. Nous demandons donc à nos interlocuteurs russes et aux médias
russes de s’assurer qu'une véritable réforme de l’administration électorale ait
lieu.
La société russe a manifesté une
colère sans précédent, qui a conduit à une réponse rapide des autorités, visant
à améliorer le processus électoral. Voilà la bonne nouvelle que nous pouvons
tirer du processus. Pour autant, le changement sera-t-il véritable et
durable ? C’est la question que nous posons à
M. PETRENCO (République de Moldova) au
nom du Groupe pour la gauche unitaire européenne – Mes chers
collègues, je souhaite, au nom de mon groupe, remercier les rapporteurs et
féliciter M. Çavuşoğlu pour son excellent
travail, son ouverture et son engagement en faveur des objectifs du Conseil de
l'Europe.
Nous tiendrons un débat sur les
élections en Russie, je vais donc être bref sur ce sujet.
En tant qu’observateur de notre
Assemblée, je souhaiterais vous dire qu’il convient de ne pas tirer des
conclusions hâtives et de ne pas céder à la panique. Beaucoup ne sont pas
satisfaits par les résultats et ont manifesté, notamment les communistes,
principale force d’opposition en Russie.
Mais reconnaissons que d’un point de
vue technique, les élections ont été bien organisées. Certes, des problèmes
existent, mais évitons d’utiliser la rhétorique de la guerre froide et
réfléchissons davantage à ce que peut faire le Conseil de l'Europe pour aider
Je souhaite également dire quelques
mots de la situation actuelle en République de Moldova, qui requiert plus que
jamais l’attention de l’Assemblée parlementaire. Les dirigeants de mon pays ont
en effet signé un accord honteux, qui, entre autres, donne beaucoup de pouvoir
au procureur et aux services secrets.
Quel genre de démocratie
est-ce là ? Il n’a pas été possible d’élire le président pendant plus
d’une année et des décisions illégales continuent d’être prises au mépris de la
démocratie. Des représentants de ce régime non constitutionnel siègent encore
dans cette enceinte et ne tentent même plus de justifier leur présence ici. Que
font-ils pour
Nous lançons un appel pour que, lors
de la prochaine partie de session de l’Assemblée parlementaire, un débat
d’urgence soit organisé sur la situation de
Lundi 23 janvier 2012 à 15 heures
Communication de M. Thorbjørn Jagland, Secrétaire Général du Conseil de l’Europe
M. VILLUMSEN (Danemark) – J’ai cru comprendre qu’il y
avait eu échange de lettres entre le Secrétaire Général et le Gouvernement
hongrois. J’aimerais donc savoir où en est le processus et quelle sera l’étape
suivante.
Par ailleurs, la majorité
conservatrice en Hongrie s’efforce de rendre responsable l’opposition de
l’ancienne dictature. Quel est votre sentiment, Monsieur le Secrétaire
Général ?
LE PRÉSIDENT – La parole est à M. le Secrétaire Général.
M. JAGLAND, Secrétaire Général – Effectivement, j’ai reçu
vendredi une lettre du ministre des Affaires étrangères, M. Martonyi, invitant au dialogue et acceptant qu’un certain
nombre de nos institutions se penchent sur les lois qui font l’objet de débat.
Nous allons pouvoir nous mettre au
travail immédiatement sur ces textes pour formuler un certain nombre de
recommandations. Par conséquent, il me semble que nous sommes dans un processus
positif.
Je n’ai pas de position quant à la
situation interne en Hongrie. Vous comprendrez qu’il est très important pour
nous, pour moi, de conserver cette approche fondée sur les conventions et non
politisée l’égard de ces questions.
Si d’aucuns prétendent que personne
n’a le droit d’intervenir dans le processus législatif hongrois, ce que l’on
peut tout de même dire, c’est que les 47 Etats membres du Conseil de
l'Europe ont contracté des obligations au regard de
M. PETRENCO (République de Moldova) – Monsieur le Secrétaire
Général,
Le référendum organisé il y a un an
et demi pour réviser
Le parti au pouvoir veut maintenant
organiser un nouveau référendum, en se prévalant du Conseil de l’Europe et en
prétendant que vous auriez appuyé ce processus. Est-ce vrai ? Si tel est
le cas, qu’en est-il des recommandations de
LE PRÉSIDENT – La parole est à M. le
Secrétaire Général.
M. JAGLAND, Secrétaire Général –
Pour ma part, j’ai noué des contacts avec les responsables
politiques de
En l’espèce, le Parlement, supposé être une force autonome
du pays, n’a pas réussi à élire le Président de
Débat libre
M. VILLUMSEN (Danemark) au nom
du Groupe pour la gauche unitaire européenne. – L’Assemblée
parlementaire du Conseil de l’Europe a été créée afin que jamais ne puissent se
reproduire en Europe les événements tragiques de
M. LECOQ (France) – Monsieur le Président, je m’associe à mes collègues pour
vous féliciter, ainsi qu’à la délégation française dans le sentiment de fierté
que nous ressentons tous.
Je vais profiter de ce débat pour
soulever deux questions directement en liaison avec les deux délégations qui
représentent nos collègues ayant le statut de partenaires pour la démocratie.
La première a trait aux prisonniers
de Salé. Je voudrais demander à nos amis de la délégation marocaine en quoi il
est respectueux des droits de l’homme d’emprisonner des hommes dont le seul
crime est d’avoir manifesté pour un Sahara occidental libre et indépendant ?
Pourquoi vouloir faire juger ces civils par un tribunal militaire ?
Le droit de manifester et d’exprimer
son opposition est un droit fondamental dans tout pays démocratique ! Y porter
atteinte est la preuve d’une dérive autocratique. La majorité au pouvoir peut
être en désaccord sur la question du Sahara occidental, cela ne doit pas pour
autant se traduire par une atteinte au principe de sûreté, protégé par
l’article 5 de
Churchill disait : dans un
régime démocratique, lorsque que quelqu’un frappe à la porte à cinq heures du
matin, on sait que c’est le livreur de lait ! Dans d’autres régimes, on
sait c’est la police…
A ce propos, je déplore
l’arrestation par Israël d’Aziz Dweik, membre du
Hamas, Président du Parlement palestinien. Et j’en profite pour rappeler qu’un
certain nombre de députés palestiniens croupissent dans les geôles
israéliennes. Plus de vingt députés membres du Hamas sur les 74 députés
que compte le mouvement sont actuellement détenus en Israël !
Un principe est par définition
universel ! Le principe de sûreté, qui garantit la liberté d’aller et venir est
le principe matriciel de la démocratie, car il garantit les droits de
l’opposition !
Il se décline en immunité parlementaire
pour que l’arme judiciaire, le plus terrible des trois pouvoirs selon l’auteur
de « De l’Esprit des lois », ne l’atteigne pas. L’immunité
parlementaire protège la fonction. Il semblerait que ce ne soit pas partout le
cas ! Le principe de sûreté est un fondement de la démocratie. Ne pas le
respecter, c’est violer la première des lois démocratiques. Il est de notre
devoir, notre Assemblée étant la vigie de la démocratie, de dénoncer ces
manquements.
Aussi profiterai-je de cette tribune
pour demander à Israël, observateur de notre Assemblée, et au Maroc, partenaire
de la démocratie, de nous répondre à propos de ces deux violations flagrantes
du principe de sûreté.
La démocratie n’est pas un vain mot,
c’est une exigence de tous les jours.
Mardi 24 janvier 2012 à 10 heures
Le fonctionnement des institutions démocratiques en
Bosnie-Herzégovine
M. KOX (Pays-Bas) au nom du Groupe pour la
gauche unitaire européenne. – Je veux tout d’abord remercier Mme
Woldseth pour ce rapport sur le fonctionnement des
institutions démocratiques en Bosnie-Herzégovine. Je partage ses
conclusions : ces institutions ne fonctionnent pas dans le pays. Que
devons-nous faire face à un Etat membre du Conseil de l'Europe qui ne remplit
pas ses obligations ? Nous devons voir la réalité telle qu’elle est. Il y
a dans ce pays deux Etats et trois entités. Or les deux Etats en place ne
parviennent pas à travailler ensemble et, pourtant, ils ne peuvent survivre
l’un sans l’autre. Aujourd’hui, la troisième ethnie réclame un troisième Etat.
Comme l’a souligné Mme Woldseth, ce processus n’est
pas nouveau, il remonte à la création de
Comment résoudre ce problème ?
Accepter la situation de facto n’est pas pour moi la réponse à apporter.
Jusqu’à présent nous n’avons pas vu ces deux Etats parvenir à collaborer et
coexister.
Nous avons assisté à des festivités
commémorant l’émergence de
Le problème apparaît clairement. En
tant qu’Assemblée parlementaire, nous pouvons mettre en garde et décider
d’éventuelles mesures. Mais dire que la délégation de Bosnie-Herzégovine ne
peut pas participer à l’Assemblée et à ses travaux, c’est autre chose. La
communauté internationale doit mettre tout en œuvre pour apporter son aide, non
pas aux cercles politiques de ce pays mais à sa population. C’est à la
population de se retrouver dans une bien meilleure situation. Pensons aux
conséquences de la crise économique et financière. Nous devons envisager
d’envoyer le Comité des Ministres de cette Assemblée en Bosnie-Herzégovine pour
voir si l’on peut apporter une aide, comme l’a fait notre ancien Président,
M. Çavuşoğlu, qui n’a pas
ménagé ses efforts.
Mme O’SULLIVAN (Irlande) – Il est important de se rendre
compte des changements qui ont eu lieu depuis que ce rapport a été établi.
Malheureusement, il a fallu beaucoup de temps après les élections
d’octobre 2010 pour qu’un gouvernement soit formé.
Le 18 décembre 2011, les différents
partis politiques se sont mis d’accord pour former un gouvernement, qui a alors
obtenu le soutien de l’Union européenne et le statut de candidat. J’espère que
le nouveau gouvernement jouera un rôle important au sein du Conseil de
l'Europe.
Alors que nous venons de célébrer le
dixième anniversaire de l’adhésion de
Bien entendu, il faut continuer à
lutter contre la criminalité organisée, la traite des personnes, le blanchiment
de l’argent et contre le trafic de stupéfiants. De son côté, le Parlement
européen a bien souligné les efforts que
Les personnes élues par le peuple
ont évidemment un rôle primordial pour assurer le fonctionnement de la
démocratie. Mais le Conseil de l'Europe a lui aussi une responsabilité envers
le peuple bosnien ; il ne peut pas l’abandonner.
Communication du Comité des Ministres
M. KOX (Pays-Bas) – Monsieur le ministre n’a pas bien compris la
question de M. Kürkçü qui portait, non pas sur
la liberté des médias, mais sur l’incarcération de parlementaires. Monsieur le
ministre, pouvez-vous répondre à la question de notre collègue ?
LE PRÉSIDENT – La parole est à M. Lidington.
M. LIDINGTON, représentant la présidence du Comité des Ministres* – Il
n’y a pas de position du Comité des Ministres en la matière.
Mardi 24 janvier 2012 à 15 h 30
Le droit de chacun de participer à la vie culturelle
Mme O’SULLIVAN (Irlande)
au nom du Groupe pour la gauche unitaire européenne – C’est un droit
de l’homme que de participer à la culture. C’est pourquoi je me réjouis de ce rapport
très intéressant, qui lance un défi est lancé aux membres du Conseil de
l’Europe, tant il est vrai que le respect de la culture est fondé sur la
démocratie et contribue à un vivre-ensemble harmonieux et à la paix.
Le second défi consiste à tracer les
lignes directrices générales des actions à mener pour que dans un pays donné,
tout un chacun puisse participer à la vie culturelle, et ce quel que soit son
âge, son sexe, sa race, son statut économique ou social, son appartenance à
telle ou telle minorité : aucune culture ne doit dominer au point
d’entraîner l’extinction d’une autre culture. Si la culture est liée à
l’identité – elle s’exprime par notre culture -, il faut être respectueux de la
culture des autres. Le débat de ce matin sur
La culture peut aussi être une
source de divisions et d’agressions. Dans mon pays, l’Irlande, elle a souvent
créé des barrières entre les gens. C’est cela aussi, l’identité culturelle.
De nombreux pays en Europe
connaissent d’énormes coupes budgétaires, et ce sont souvent les domaines de la
culture et des arts qui sont les plus touchés. Pourtant, c’est là que l’on peut
véritablement promouvoir l’estime de soi et que l’on peut donner de quoi
surmonter les difficultés des temps. On constate encore trop d’inégalités dans
la participation à la culture, surtout pour les personnes handicapées, les
personnes plus âgées, celles issues de familles à faible revenu et parfois pour
les femmes dans certains pays. Pour les personnes handicapées, l’accès à
certains sites historiques peut aussi être impossible. Je pense qu’à l’avenir,
il faudra en tenir compte.
Un projet des Nations Unies a
beaucoup fait pour la reconnaissance des droits des personnes souffrant d’un
handicap à participer sur un pied d’égalité avec les autres à la vie
culturelle. Je citerai aussi l’article 30 qui parle des droits des
personnes souffrant d’un handicap à utiliser leur potentiel créatif et
artistique.
S’il est important de prendre
conscience que des défis restent à relever, je me réjouis de la partie du
rapport qui traite de la jeunesse et qui vise à encourager leurs talents. Face
aux nombreux domaines de conflits et de discriminations, l’activité culturelle
doit être une passerelle vers le dialogue et le respect mutuel.
Mme BACKMAN (Islande) – Je
remercie Mme la rapporteure pour ce
rapport qui arrive à propos. Je suis en effet d’accord pour souligner
l’importance de la culture et de la vie culturelle pour le développement et le
bien-être de tous les peuples. Il me semble particulièrement important pour les
jeunes gens de grandir dans un environnement culturel et de pouvoir y
participer. Il faut encourager les plus jeunes à développer leurs talents
artistiques.
Néanmoins, il aurait sans doute été
bienvenu que le rapport consacre plus d’attention aux personnes en situation de
handicap qui éprouvent beaucoup de difficultés à participer à la vie
culturelle. La plupart des pays européens ont en effet encore à faire pour
qu’elles puissent bénéficier d’un total accès aux événements culturels. Outre
que ces personnes sont parfois victimes de préjugés, elles ne peuvent pas
toujours accéder à certains bâtiments. De ce point de vue, le concept
« Design pour tous » peut contribuer à leur ouvrir la vie culturelle,
de même d’ailleurs qu’aux personnes âgées.
Le design pour tous est une nouvelle
approche qui permet d’organiser notre environnement humain est un concept qu’il
convient de promouvoir.
La participation des personnes
handicapées à la vie culturelle doit être encouragée au même titre que d’autres
activités. C’est ainsi que la communauté des citoyens européens s’élargira et
que l’on promouvra la diversité culturelle en Europe.
Les médias doivent eux aussi
réfléchir à notre monde contemporain en tenant compte de sa diversité. Une
telle approche s’applique à la création artistique pour les personnes souffrant
d’un handicap.
Garantir l’autorité et
l’efficacité de
M. LECOQ (France) – Au nom de mon
groupe, je félicite la rapporteure pour la qualité de
son travail sur un sujet difficile, tant par sa technicité que par ses enjeux.
Par « patriotisme
constitutionnel », j’entends la manière dont le philosophe allemand pense
les nouvelles figures de la démocratie, en oubliant temporairement nos appartenances
nationales contingentes et historiques pour ne s’attacher qu’aux figures
abstraites que sont les principes démocratiques, tels que le respect des droits
fondamentaux et la prééminence de l’Etat de droit.
Si la philosophie habermassienne est clairement inspirée de l’attachement du
peuple allemand à sa loi fondamentale, qui définit le respect des droits de
l’homme comme un socle indispensable, conséquence des atrocités de
C’est pourquoi, derrière les enjeux
juridiques qui sous-tendent la réforme de
Lorsque
Loin de regretter l’émergence d’un
ordre public européen, d’un « patriotisme constitutionnel » qui
s’imposerait à nos souverainetés juridiques, je me réjouis de son émergence.
Toutefois, je souhaite rappeler que la réforme sur laquelle nous nous
prononçons doit être entièrement pensée et validée par les représentants que
nous sommes, et pas par nos seuls gouvernements.
Le Groupe pour la gauche unitaire
européenne propose même d’aller plus loin. Si nous reconnaissons que nous
dessinons aujourd’hui un nouvel ordre constitutionnel, de portée universelle et
amené à remplacer les formes de citoyenneté traditionnelles, nous devons
engager un débat d’ampleur dans nos parlements nationaux. Or, jusqu’à présent,
la réforme de
Les 800 millions de citoyens
que nous représentons doivent être associés aux enjeux de la réforme. Il ne
s’agit pas de les sensibiliser à sa mise en forme technique, bien entendu, mais
aux avantages qu’ils retireront d’un système conventionnel qui garantira leurs
droits ainsi que les principes démocratiques. Cette réforme ne peut se faire
sans les citoyens européens, sauf à faire oublier, comme l’énonçait Montesquieu
dans De l’Esprit des lois, que ce qui distingue
Je crois que dans l’ensemble des
pays du Conseil de l’Europe, à des degrés différents, nous sommes à un tournant
démocratique. Il nous faut dès lors donner à nos institutions la publicité
qu’elles méritent. Osons le « patriotisme constitutionnel » et
osons-le ailleurs que dans l’obscurité des comités techniques !
Mercredi 25 janvier
2012 à 10 heures
La situation au Bélarus
M. HUNKO
(Allemagne) au nom du Groupe
pour la gauche unitaire européenne.
Madame
Comment l’Assemblée parlementaire du
Conseil de l'Europe peut-elle traiter cette situation ? En novembre 2010,
Loukachenko s’était prononcé en faveur d’un moratoire pour la peine de mort.
Mais le 19 décembre, il y a eu ce revers.
Après de nombreux rapports
condamnant la situation dans le pays, il y a eu quelques petits signes
d’espoir, la libération de quelques prisonniers, puis, ces dernières semaines,
de nouveaux graves revers, de nouvelles condamnations à mort, toutes choses
naturellement inacceptables.
Le rapport qui fait l’objet de notre
débat exige de nouvelles sanctions à l’encontre du Bélarus
de la part de l’Union européenne, mais je me demande si c’est la bonne voie
pour faire changer les choses.
Je me permets en effet de rappeler
que, d’une part, il y a les sanctions, et que, d’autre part, il y a la
coopération des polices aux frontières entre l’Union européenne et le Bélarus : tout cela n’est pas très crédible au
bout du compte. Il y a encore un autre aspect des choses que je souhaiterais
rappeler en tant que représentant allemand : historiquement, le Bélarus a fait beaucoup de sacrifices. Lors de
Très clairement, nous devrions
condamner la nouvelle vague de répression, mais ouvrir aussi une perspective de
changement. Nous devons maintenir la voie du dialogue, faute de quoi, je crains
qu’il n’y ait une nouvelle escalade de la répression, ce que personne ne
souhaite.
J’espère donc que, dans les semaines
à venir, Loukachenko nous donnera des signes très clairs, susceptibles
d’appuyer la position de ceux qui demandent le dialogue au sein de cette
Assemblée.
M. SOBKO (Fédération de Russie) – Comme
toute communauté démocratique, notre hémicycle se caractérise par la divergence
des points de vue mais il est triste, en l’occurrence, que des avis
radicalement opposés s’expriment car ils seront bien difficiles à concilier.
Cela est d’autant plus désolant que ce n’est pas la première fois que nous
évoquons ce sujet.
A maintes reprises, nous avons
essayé de trouver une solution au problème, sans pour autant que rien ne
change.
M. Zingeris
a déclaré que les Bélarussiens se comportaient ainsi parce que
D’ailleurs, il ne me semble pas
correct d’évoquer la situation du Bélarus sans avoir
invité des membres de son parlement. Même si nous refusons tout contact avec le
Président du Bélarus, il existe tout de même un
organe démocratiquement élu, qui s’appelle le Parlement du Bélarus.
Parler de la situation d’un pays, qui ne peut même pas entendre la condamnation
portée à son encontre, ne me paraît ni approprié ni juste. Il me semble
préférable de nous engager sur la voie de la coopération avec les membres du
parlement, les représentants de la population du Bélarus
et nouer par tous les moyens un dialogue comme le font toute société
normalement développée. Ce n’est qu’ainsi que nous aboutirons à des résultats
positifs. Si le fascisme allemand n’a pas effrayé la population du Bélarus, il est sans espoir de tenter de l’intimider en
posant des ultimatums !
Discours de M. Vashadze, ministre des Affaires étrangères de
M. KOX (Pays-Bas) au nom du Groupe pour la
gauche unitaire européenne – Monsieur le ministre, je me félicite de vous
entendre dire que
LE PRÉSIDENT – La parole est à M. le ministre.
M. VASHADZE, ministre des Affaires
étrangères de
Malheureusement, ces pourparlers
sont bloqués parce que les Russes refusent de discuter des questions de
sécurité dans le premier groupe de travail et d’envisager le retour des
personnes déplacées ainsi que des réfugiés dans le second. En ce qui nous
concerne, nous ne disons jamais non : en tout lieu, à tout moment, tous
les sujets peuvent être abordés sans condition préalable.
Nous tenons également à connaître
l’objectif précis et la structure de ces négociations, de la même façon que
leur impact sur l’avancement des pourparlers de Genève. C’est d’autant plus
important, en effet, que nos partenaires russes espacent de plus en plus ces
rencontres, qui avaient lieu originellement une fois par mois et qui se
déroulent aujourd’hui une fois par trimestre. Nous ne pouvons pourtant pas nous
résoudre à une telle évolution : essayons donc de discuter vraiment !
Mercredi 25 janvier 2012 à 15 h 30
Discours de Mme Tarja Halonen, Présidente de
M. KOX (Pays-Bas) au nom du Groupe pour la
gauche unitaire européenne. – Madame
LE PRÉSIDENT – La parole est à Mme
Mme HALONEN, Présidente de
Le conseil que je peux vous donnez
est de vous considérer comme les principaux responsables du système
démocratique. Vous devez dénoncer les difficultés qui existent dans certains
pays et travailler avec l’OSCE. Les médias sont également importants, même si
la liberté de la presse n’est pas respectée dans certains pays. Il faut adopter
une attitude réaliste, pragmatique, et rechercher des alliances avec les
Nations Unies, l’Union européenne et toutes les autres organisations
internationales.
Discours du Rt
Hon. David Cameron MP, Premier ministre du Royaume-Uni
M. KOX (Pays-Bas) – Merci, Monsieur
le Premier ministre, de votre discours sur les droits de l'homme. Comment
pensez-vous que nous puissions défendre les droits sociaux et démocratiques
alors que nous vivons une véritable période de crise ?
LE PRÉSIDENT
– La parole est à M. le Premier ministre.
M. CAMERON, Premier ministre du Royaume-Uni –
Vous venez de dire quelque chose de très important. En Europe occidentale, nous
voyons bien à quel point les gouvernements subissent des pressions et à quel
point les hommes politiques et les citoyens ont compris l’importance de prendre
des mesures face au terrorisme pour préserver la population. Cela renvoie
précisément à votre question : qu’y a-t-il dans le système pour nous aider
et aider les gouvernements à ne pas aller trop loin tout en préservant les
droits de l'homme ?
Effectivement,
Le respect des obligations et
engagements de
M. PAPADIMOULIS (Grèce) au nom du
Groupe pour la gauche unitaire européenne. – Au nom de mon groupe, je
félicite les rapporteurs de leur excellent travail qui décrit de façon très
objective les progrès réalisés par
Des réformes fondamentales ont été
réalisées dans les domaines de la décentralisation, de la justice et du
législatif. Reste toutefois des problèmes en suspens, qui montrent l'écart qui
sépare les idées des actions. Nous devons faire face à ces problèmes avec les
moyens diplomatiques et politiques dont dispose
Ce qui est remarquable et mérite
d’être souligné dans le cas de
Il n’est de l’intérêt ni des Serbes
ni du Conseil de l’Europe que
Protéger les droits humains et la dignité de la personne en
tenant compte des souhaits précédemment exprimés par les patients
M. LECOQ (France) au nom du Groupe pour
la gauche unitaire européenne. – Monsieur le Président, mes chers
collègues, je tiens à saluer la qualité du travail effectué par le rapporteur
sur cette question d’éthique particulièrement difficile, qui mériterait un
temps de débat plus long.
Volontairement, le projet de
résolution avait choisi de ne pas aborder les questions relatives à
l’euthanasie et à l’arrêt des traitements en fin de vie, afin de proposer un
texte équilibré, respectueux des libertés. Nous sommes donc scandalisés par
l’initiative individuelle de quelques-uns qui cherchent à dénaturer et à
détourner l’objectif initial de ce rapport en proposant l’amendement no 4,
qui vise à ramener au centre du débat les questions de l’euthanasie et du
suicide assisté.
Il n’est pas question d’obliger de
manière détournée les Etats à se positionner sur ces questions. L’utilisation
du présent à valeur impérative dans le sous-amendement oral, pour empêcher de
légiférer sur cette question, donne une portée temporelle inacceptable à cette
proposition.
Le maintien de ce sous-amendement
oral conduirait notre groupe à ne pas voter le projet de résolution. Je ne pense
pas que cela ferait avancer la protection des droits de l’homme. Cela ne serait
pas non plus une attitude constructive pour notre assemblée. Néanmoins, nous ne
nous laisserons pas piéger par la politique de terre brûlée de quelques-uns.
Ce qui nous intéresse
particulièrement, c’est justement le rapport à la liberté de chacun. Ce qu’il
faut respecter avant tout, c’est l’autonomie des patients, leur liberté de
choisir, dans le respect de leurs convictions et croyances, quels types de
soins ils souhaitent lorsqu’ils sont en situation de fragilité ou
d’inconscience.
Récemment, je relisais La fin de
l’autorité d’Alain Renaut. Pour lui,
l’autorité du médecin en tant qu’autorité scientifique est l’un des derniers
vestiges de l’autorité traditionnelle.
La loi Kouchner du
4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du
système de santé, a précisé, en codifiant la jurisprudence du juge
administratif, l’obligation pour les médecins d’informer les patients des
traitements relatifs à leur état de santé. L’autonomisation et la
responsabilisation des patients sont un progrès indéniable.
La loi française apparaît comme un
exemple d’équilibre entre deux responsabilités et deux libertés : la
liberté du malade de recevoir et d’accepter un traitement, et celle du médecin
de répondre à son serment de sauver des vies.
Je souhaiterais, à ce titre, citer
la position du juge français dans une ordonnance de référé du
16 août 2002 qui tire les conséquences de la loi du
4 mars 2002 : « Le droit pour le patient majeur de donner,
lorsqu’il se trouve en état de l’exprimer, son consentement à un traitement
médical revêt le caractère d’une liberté fondamentale ; toutefois les
médecins ne portent pas à cette liberté fondamentale, telle qu’elle est
protégée par les dispositions de l’article 16-3 du code civil et par
celles de l’article L. 1111-4 du code de la santé publique, une
atteinte grave et manifestement illégale lorsqu’après avoir tout mis en œuvre
pour convaincre un patient d’accepter les soins indispensables, ils accomplissent,
dans le but de tenter de le sauver, un acte indispensable à sa survie et
proportionné à son état ; le recours, dans de telles conditions, à un acte de
cette nature n’est pas non plus manifestement incompatible avec les exigences
qui découlent de
Cette position équilibrée et
respectueuse du droit conventionnel européen me semble être un exemple
intéressant à présenter comme exemple de bonne pratique. J’espère que
l’Assemblée saura raison garder et que le texte amendé en commission ne sera
pas retenu.
Jeudi 26 janvier 2012 à 10 heures
M. KOX (Pays-Bas), au nom du Groupe pour la
gauche unitaire européenne. – J’ai présenté lundi devant
l’Assemblée mon rapport sur l’observation des élections parlementaires en
Fédération de Russie du 4 décembre dernier. En avril, je vous
présenterai notre rapport sur l’observation des élections du 4 mars.
Les élections parlementaires ont été
techniquement bien préparées, comme je vous l’ai dit lundi, mais nous avons
constaté un manque de concurrence politique, l’absence d’un arbitre impartial,
des violations fréquentes des procédures et des signes de manipulation. Après
les élections,
Plusieurs propositions ont été
formulées pour améliorer la procédure électorale. Le Président de
Certes, tout cela est positif, mais
la commission électorale centrale refuse toujours l’enregistrement de plusieurs
candidats pour les élections présidentielles. Plus de 90 % des
protestations citoyennes ont par ailleurs été déclarées non conformes.
L’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe demande aujourd’hui des
élections libres et équitables. La participation de tous les candidats à des
débats télévisés publics serait un signal positif. En outre, les pressions
exercées sur les observateurs nationaux et internationaux doivent cesser.
Ceux qui disaient que rien ne change
jamais en Russie se trompaient. Les changements que nous observons aujourd’hui
sont bien réels. Toutefois, nous ne savons pas encore s’ils seront durables et
profonds. Notre débat d’aujourd’hui envoie un message clair aux autorités, au
Parlement et à la population de
Intervention de M. Thomas Hammarberg,
Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe
M. VILLUMSEN (Danemark) au nom du
Groupe pour la gauche unitaire européenne. – Le Groupe pour la gauche
unitaire européenne vous félicite également pour l’excellent travail réalisé.
Ma question est la suivante :
qu’allez-vous suggérer à votre successeur en ce qui concerne
LE PRÉSIDENT – La parole est à M. Hammarberg.
M. HAMMARBERG, Commissaire aux droits de
l’homme* – M. Muižnieks parle
le russe, contrairement à moi. C’est déjà un avantage. Selon moi, il faut qu’il
aille sur le terrain et pas seulement à Moscou et Saint-Pétersbourg. Il doit
sillonner le pays et multiplier les contacts.
Il peut faire confiance à la société
civile russe, très active aujourd’hui, et maintenir les liens d’excellente
qualité que nous entretenons avec le bureau du Médiateur russe, M. Lukin, personnalité qui m’a beaucoup aidé, mais il existe
aussi des médiateurs régionaux en Russie.
Il faut établir la confiance sans
hésiter à dire les choses clairement et à exercer son esprit critique. Je n’ai
jamais eu de problème, même lorsque j’ai critiqué les autorités russes. Lorsque
vos interlocuteurs ont le sentiment que vous êtes équitable et que vous vous
appuyez sur des faits incontestables, les rapports, même critiques, sont
acceptés, et le dialogue peut être de qualité. Il vrai que de nombreux
problèmes en matière de droits de l’homme demeurent en suspens en Russie, mais
M. Muižnieks a une bonne base de travail
Mme ANDERSEN (Norvège) – Tout
d’abord, merci, Monsieur le Commissaire aux droits de l’homme, pour le travail
que vous avez accompli.
Vous avez dit être inquiet du sort
des droits de l’homme dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Hier,
nous recevions M. Cameron, qui a également parlé de ce sujet. Ses propos
m’ont quelque peu inquiétée car ils peuvent être interprétés comme signifiant
que les droits de l’homme peuvent, dans le cadre de la lutte contre le
terrorisme, être mis entre parenthèses. C’est d’ailleurs un peu ce qui se passe
dans de nombreux pays. Que recommandez-vous à ce propos ?
LE PRÉSIDENT – La parole est à M. Hammarberg.
M. HAMMARBERG, Commissaire aux droits de
l’homme – Il faut reconnaître qu’il y a des limites à ne pas
franchir. Ainsi, on ne peut pas accepter la torture. Or, après
le 11 septembre 2001, il y eut des cas de torture, y compris en
Europe, car certaines agences européennes de sécurité ont prêté la main, en la
matière, aux services américains.
Se pose également le problème de la
déportation de personnes vers des pays où la torture s’applique. Je crois que
les propos tenus hier par M. Cameron étaient tout à fait intelligents. Il
a dit que nous avions un vrai problème. Il a notamment évoqué le cas particulier
d’une personne dont le Royaume-Uni ne veut évidemment pas qu’elle continue de
professer la haine mais qui ne peut pas être renvoyée dans son pays, parce
qu’elle risque d’y être torturée.
Il faut donc trouver une solution
intelligente. Il faut alors démontrer que la personne professe la haine. Si les
faits sont avérés, la personne doit être incarcérée. Je veux dire qu’il y a des
procédures judiciaires à respecter. Avant d’affirmer qu’une personne est un
criminel, le dossier doit être instruit et un jugement en bonne et due forme
doit être rendu. Il s’agit, en l’occurrence, de démontrer qu’un discours de
haine a été tenu. C’est effectivement un comportement susceptible d’une
incrimination.
M. Cameron a été très éloquent,
et, de mon point de vue, il y a de l’espoir. Nous ne tournons pas vainement en
rond sur cette question.
Jeudi 26 janvier 2012 à 15 h 30
Faire progresser les droits des femmes dans le monde. Promouvoir
Mme ANDERSEN (Norvège)
au nom du Groupe pour la gauche unitaire européenne – Permettez-moi tout d'abord de remercier
Mme Bachelet ainsi que nos rapporteurs et la présidente de la
commission.
L’égalité entre les femmes et les
hommes est une valeur centrale, un droit fondamental. C’est également, comme
l’a rappelé Mme Bachelet, une condition préalable à tout
développement économique. Nous connaissons aujourd’hui une crise politique et
économique, et il nous faut trouver d’autres solutions que les modèles dépassés
et éculés.
Cela vaut pour l’économie, comme
pour les rapports entre les sexes et la lutte contre la violence exercée sur
les femmes en raison d’habitudes culturelles, religieuses ou autres. Il est
immoral et contraire aux intérêts de la société de commettre des violences à
l’encontre des femmes. Nous devons mettre en place de nouvelles politiques dans
l’intérêt de l’être humain et non du monde de l’économie comme cela a été le cas
jusqu’à présent.
Aujourd’hui, on met en place des
politiques d’austérité auxquelles nous devons nous intéresser de très près car
elles lèsent les femmes, causent du tort à nos sociétés et conduisent à des
violations des droits de l'homme. Par conséquent, ce problème doit être inscrit
à l’ordre du jour, comme vient de le rappeler Mme Bachelet.
Nous devons souligner la nécessité
d’assurer un suivi des textes et conventions des Nations Unies et du
Conseil de l'Europe, et insister pour que soit ratifiée
Nous appelons chacun pour lever les
éventuelles réserves sur ces textes car elles sont injustifiées. Nous avons
besoin d’instances particulières pour s’occuper de la situation des femmes, les
institutions existantes n’y suffisant pas. Il faut en créer dans tous les pays
pour faire avancer la cause de l’égalité entre les femmes et les hommes.
Vendredi 27 janvier 2012 à 10 heures
Le transfert forcé de
population : une violation des droits de l’homme
Mme ANDERSEN (Norvège)
au nom du Groupe pour la gauche unitaire européenne – Monsieur le
Président, le Groupe pour la gauche unitaire européenne soutient la
construction d’un instrument international juridique contraignant pour
consolider les normes existantes à l’échelle internationale et pour mieux
encadrer juridiquement les transferts de population. Nous disposons aujourd’hui
de différentes conventions, mais une convention spécifique couvrant ces
atrocités politiques est nécessaire.
J'insisterai sur les mesures à
prendre pour prévenir cette situation et la traiter. En effet, si on ne se
rappelle pas des abus commis par le passé, on rend possible ce type de
mouvements, surtout lorsque les conflits revêtent une dimension identitaire.
Or, il existe de nombreux conflits de ce type.
Les divisions ne disparaissent pas
automatiquement avec la mise en place d'un nouvel ordre démocratique, surtout
si la démocratie donne le pouvoir à un groupe majoritaire en laissant de côté
un groupe minoritaire donc vulnérable et marginalisé. Les processus de paix
doivent offrir une protection appropriée aux groupes vulnérables qui doivent
pouvoir être représentés de manière adéquate dans les instances politiques.
Un processus de réconciliation
légitime implique aussi la reconnaissance des souffrances des victimes.
Certains doivent être appelés à rendre des comptes. Il ne faut pas instaurer de
notion artificielle d’unité nationale. Nous l’avons entendu dans le débat. Cela
ne fonctionne pas.
Il y a donc un facteur de risque.
Tout cela dépend effectivement de la façon dont un groupe homogène peut
mobiliser le pouvoir politique. Certains systèmes électoraux et
constitutionnels renforcent ce type de situations. Un tel système donne le
pouvoir à la majorité sans véritable contrôle démocratique. Les mesures de
consolidation de la paix doivent inclure des mesures juridiques et sociales
afin de prévenir l’exploitation d’une minorité par une majorité.
Pour conclure, je tiens à souligner
que tout un chacun a le droit à une citoyenneté et donc d’appartenir à un pays.
La paix ne peut exister que si le respect des droits humains de toute la
population concernée est garanti.