Discours session de janvier 2010.
Lundi 25 janvier 2010 à 11 h 30
Rapport
d’activité du Bureau de l’Assemblée et de
M. KOX (Pays-Bas, au
nom du Groupe pour la gauche unitaire européenne) (Interprétation). – Je
commencerai en disant « muchas gracias » à notre ancien président,
M. Lluís Maria de Puig, car, j’ai beaucoup appris de lui et il nous avez énormément apporté. Je vous adresse aussi mes
félicitations M. de Puig, pour vos récents
résultats sur la ratification du Protocole 14, qui était une question
d’importance pour l’Assemblée. Grâce à votre action, à l’Assemblée, au
Secrétaire général et à
Votre présidence a donc connu des
succès, mais il reste des préoccupations.
Les préoccupations de mon groupe, la
gauche unitaire européenne, ont particulièrement trait à
Je n’ai pas voulu insister ce matin
pour obtenir l’ouverture d’un débat d’urgence sur les récents événements en
Turquie, mais nous sommes extrêmement préoccupés de l’interdiction du parti
kurde par
Donc, pas de débat d’urgence, soit,
mais j’espère que la commission de suivi fera des efforts pour exprimer au
parlement et au gouvernement turcs que la stratégie n’est pas bonne, que le
pays est sur la mauvaise voie. Pour devenir une véritable démocratie,
Puis, notre autre préoccupation
porte sur
Je vous remercie, monsieur le
Président, d’être avec nous. Merci pour votre excellente action. Et merci de
réagir à mes questions.
Lundi 25 janvier 2010 à 15 heures
Communication
du Comité des Ministres à l’Assemblée parlementaire
M. KOX (Pays-Bas, au nom du groupe de
LE PRÉSIDENT (Interprétation). – La parole est à Mme Calmy-Rey, Présidente du Comité des ministres.
Mme CALMY-REY, Présidente du Comité des ministres – L’adhésion de l’Union
européenne à la convention européenne des Droits de l’homme représente un enjeu
extrêmement important. Elle sera rendue possible avec l’entrée en vigueur du
traité de Lisbonne. Pour le Conseil de l’Europe et pour l’Europe, c’est un
progrès extraordinaire, qui permettra de créer un seul espace juridique unique
pour l’ensemble de l’Europe.
Quant au Comité des ministres, il
fera tout ce qui est en son pouvoir pour que les choses avancent aussi
rapidement que possible.
Communication
de M. Thornbjørn Jagland,
Secrétaire Général du Conseil de l’Europe
M. KOX (Pays-Bas,
au nom du Groupe de
Cela dit, lorsque vous parlez d’une
adhésion « accélérée »et « historique » de l’Union
européenne avez-vous un calendrier à nous proposer pour cette adhésion que nous
espérons tous ?
LE PRÉSIDENT (Interprétation). – La parole est à M. le Secrétaire
Général.
M. JAGLAND, Secrétaire Général (Interprétation). – S’agissant du Prix
Nobel, M. Brzezinski a écrit un article très
intéressant à ce propos. Il était conseiller à
Quoi qu’il en soit, je vous suggère
d’écouter ce que j’ai dit à propos de ce qui avait déjà été réalisé, notamment
dans le secrétariat. Nous devons nous doter des outils politiques nécessaires.
Lorsque le Comité des Ministres entamera la discussion sur le budget 2011 en
avril prochain, ces nouveaux outils seront en place. C’est nécessaire si l’on
veut fixer des priorités qui soient pertinentes.
Ainsi des mesures immédiates ont été
prises ou le seront demain, ou après-demain. Si certains changements sont déjà
effectifs, d’autres prendront un peu plus de temps, mais certainement pas des
années ni des mois. Ce que j’essaie de vous dire c’est que tout processus de
réforme nécessite un début. On ne peut pas toujours se contenter de formuler
des projets.
Mardi 26 janvier
2010 à 10 heures
Situation au Proche-Orient
M. LECOQ (France, au
nom du Groupe de
Deux peuples, une terre. Deux
légitimités. Combien d’Etats ? Devant cette assemblée, nous renouvelons notre
attachement à la résolution 242 de l’ONU qui fixe les principes applicables
à la résolution du conflit israélo-palestinien : deux Etats viables,
un droit au retour, un statut particulier pour Jérusalem.
L’Union européenne a présenté sa
position quant à la résolution du conflit : Jérusalem capitale de deux Etats,
une paix juste et équilibrée.
Le conflit israélo-palestinien dure déjà depuis trop longtemps, le temps n’est pas un
facteur d’apaisement ; il est, ici, le fossoyeur de la paix. Chaque
partie joue la montre espérant que le temps jouera en sa faveur au détriment de
l’autre partie : un déséquilibre démographique favorable, des
« colonies » qui deviendront demain part entière de l’Etat d’Israël.
Cette situation ne peut plus laisser la communauté internationale indifférente.
De rapport en rapport, de résolution en recommandation, d’émissaire en
émissaire, de réunion internationale en réunion internationale, Camp David, Charm-El-Cheik, Annapolis, demain Le Caire, Moscou,
Jérusalem. Pour quels résultats ?
Deux peuples et toujours un seul
Etat. Deux peuples et la prospérité face à la misère, deux peuples et aucune
perspective de paix ?
Combien faudra-t-il de morts, de
vies détruites par les attentats, le terrorisme ou la guerre pour que se fasse
la paix ?
Combien de générations faudra-t-il
voir sur cette terre où elles sont nées, où elles sont venues fuyant une Europe
de bruit et de fureur, pour que se fasse la paix ?
Combien de résolutions, de
déceptions, de conférences internationales pour qu’enfin se fasse la
paix ?
« La terre où coule le lait et
le miel… »,
L’opération « plomb
durci » à Gaza a laissé des séquelles pour le moment
irréparables : un renforcement des extrémismes, le Hamas profitant de
la situation de blocus de Gaza pour construire un Etat islamique, une
discréditation totale du Fatah, l’impossibilité de tenir des élections pour
avoir un interlocuteur crédible.
Aurons-nous le courage de dénoncer
cette atteinte au droit international ? Aurons-nous le courage de donner
des suites au rapport Goldstone ? Aurons-nous enfin
le courage d’aider Israël à sortir d’une politique que l’on pourrait qualifier
de « terrorisme d’Etat » ?
Les Gazaouis
sont prisonniers de leur peuple et d’Israël : ils sont enfermés sur leur propre
terre et les premières victimes d’un blocus qui ne devrait pas les viser.
Comment la terre ne pourrait pas enfanter, à nouveau, des fous de Dieu face à
un tel cycle de violence ? L’opération « plomb durci », ce sont
1 330 Palestiniens, 14 Israéliens tués, dont 10
soldats : Goliath contre David !
Le mur de sécurité qu’Israël a
édifié n’arrête pas les bombes, il matérialise la barrière mentale qui se
dresse aujourd’hui entre les deux peuples. N’en est-il de même du tramway de
Jérusalem ?
Naturellement, Israël a le droit de
vivre en paix dans des frontières sûres, mais ce n’est pas en laissant pourrir
la situation à Gaza, en poursuivant la politique de colonisation en Cisjordanie
qu’elle mettra un terme aux bombes humaines. En empêchant les Palestiniens de
circuler, elle nourrit le ressentiment qui transforme la terre nourricière en
ferments de désespoir et de haine.
Sachons le dire aujourd’hui : non,
le Proche-Orient ne sera plus une excuse pour le terrorisme international.
Le slogan du Président américain
était : « Oui, nous pouvons ». Sachons dire
aujourd’hui : « Oui, nous pouvons construire une paix équitable
et durable au Proche-Orient ; oui, nous pouvons construire deux
Etats qui se respectent sur une même terre ; oui, nous pouvons enfin
éradiquer les extrémismes qui fermentent sur le sol de l’injustice ; oui,
nous pouvons, cette génération, voir croître côte à côte deux peuples, deux
légitimités, deux Etats ».
Discours
de M. Georges A. Papandréou, Premier ministre de
M. PAPADIMOULIS (Grèce, au
nom du groupe pour
LE PRÉSIDENT (Interprétation). – La
parole est à M. Papandréou.
M. PAPANDRÉOU,
Premier ministre de
Nous avons également besoin de
progrès en ce qui concerne la question de Chypre. Il n’y a pas eu de
normalisation ni même d’efforts sérieux dans cette voie au cours de ces
derniers mois.
J’ai donc proposé à M. Erdogan de venir en Grèce afin que nous puissions discuter
de tous ces sujets et progresser. Nous évoquerons les obligations européennes
de
Mardi 26 janvier
2010 à 15 heures
Discours de M. Frattini, ministre des Affaires étrangères de l’Italie
M. KOX (Pays-Bas,
nom du Groupe pour la gauche unitaire européenne) (Interprétation). – Reporters
sans frontières et
LE PRÉSIDENT (Interprétation). – La parole est à M. Frattini.
M. FRATTINI, ministre des Affaires étrangères de l’Italie (Interprétation). – Vous
dites vous-même que l’« on » dit, que la rumeur dit qu’en Italie, il
n’y aurait plus la liberté de la presse. Cela ne correspond naturellement pas à
la réalité des faits. La presse est libre en Italie, c’est évident. Elle ne se
prive d’ailleurs pas de se livrer à des critiques très sévères, qui ne sont pas
toujours fondées, à l’encontre du gouvernement comme du parlement.
La presse italienne a toute latitude
de dire ce qu’elle veut, comme dans tout pays démocratique de par le monde. Je
ne vais donc pas avancer plus avant sur cette voie et dire simplement que nous
respectons pleinement le droit et les libertés d’expression.
Lutte contre la traite des êtres
humains : promouvoir la convention du Conseil de l’Europe
M. KOX (Pays-Bas, au
nom du Groupe pour la gauche unitaire européenne)
(Interprétation). – Je félicite à mon tour Mme Wurm
pour son excellent travail. La lutte contre la traite des êtres humains devrait
être considérée par tous les Etats membres comme une haute priorité, étant
entendu que ce fléau fait chaque année dans le monde 800 000 victimes -
des hommes, des femmes et des enfants victimes de toutes sortes d’exploitation,
en particulier sexuelles. Autant de personnes pour lesquelles l’abolition de
l’esclavage ne signifie rien !
Soyons fiers donc de ce que nous
avons fait au XIXe siècle, mais honteux qu’une forme
d’esclavage perdure au XXIe.
Selon le rapporteur, la convention
du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains est un
outil effectif et la commission en appelle au Comité des Ministres pour qu’il
mette les moyens financiers en adéquation avec les bonnes paroles. Je soutiens
l’appel à ce que tous les Etats membres ratifient cette convention parce qu’il
y a, en 2010, trop de différence avec ce que le Comité des Ministres voulait en
2005.
Quinze parlements n’ont toujours pas
déposé les intruments de ratification de la
convention et six pays ne l’ont même pas signée, ce qui représente en tout
presque la moitié des Etats membres du Conseil de l’Europe. C’est honteux. Je
demande à tous les membres de mon groupe d’en parler dans leurs
parlements : il faut commencer par nos délégations nationales. Enfin, et
contrairement à ce qu’a dit M. Pescott, les
Pays-Bas ne font plus partie, depuis le 22 septembre, des pays qui n’ont pas
ratifié la convention. Nous ne sommes pas fiers d’avoir mis tant de temps, mais
c’est fait.
Pour finir, je souscris à l’appel à
l’adhésion de l’Union européenne à cette convention. J’aurais aimé qu’on ajoute
qu’elle devait se faire par priorité et rapidement, en reprenant les termes
utilisés par le président du Comité des Ministres pour l’adhésion à
Mercredi 27 janvier
2010 à 10 heures
Discrimination sur la base de
l’orientation sexuelle et de l’identité de genre
M. LECOQ (France, au
nom du Groupe pour la gauche unitaire européenne). – Monsieur le Président, mes chers
collègues, je tiens à féliciter notre collègue M. Gross pour ce rapport
courageux sur une question qui est loin d’être résolue aujourd’hui. Le travail
de définition qu’il a opéré est essentiel pour comprendre l’importance du sujet
du point de vue de la personne humaine. Par orientation sexuelle, on entend
l’attirance émotive, affective et sexuelle d’une personne pour une autre. Cette
orientation touchant à l’intime, elle est l’une des dimensions de l’identité
humaine. Le nier, c’est remettre en cause la protection des droits
fondamentaux.
Je reprendrai aussi sa définition
d’une personne transgenre : c’est quelqu’un dont l’identité de genre
ne correspond pas au genre qui lui a été assigné à la naissance. Là aussi, on
se trouve confronté à une question essentielle : la manière dont on est défini
extérieurement par la société et celle dont on se perçoit intimement, en
quelque sorte l’expérience personnelle que l’on fait de son identité.
Ces deux questions sont liées du
fait que les personnes ont une identité sexuelle vécue qui ne correspond pas à
la norme qu’impose la société. Les tabous liés à ces questions se retrouvent
dans un imaginaire négatif dans lequel la perception de l’autre est synonyme de
déviance, de maladie mentale, sans compter les confusions entre homosexualité
et pédophilie ! La dépénalisation de l’homosexualité, si elle est une
victoire, n’est pas suffisante.
« Il y a un préjugé naturel qui
porte l’homme à mépriser celui qui a été son inférieur, longtemps encore après
qu’il est devenu son égal ; à l’inégalité réelle que produit la
fortune ou la loi, succède toujours une inégalité imaginaire qui a ses racines
dans les mœurs ». Ces paroles d’Alexis de Tocqueville extraites de son
ouvrage De la démocratie en Amérique, sonnent toujours vraies. Les
mœurs, ici, sont en retard sur la loi.
Un livre récent du journaliste
Franck Chaumont, Homo-ghetto, Gay et lesbiennes dans les cités :
les clandestins de
La loi, ici, en ce qu’elle protège
les mœurs, est en avance sur ceux-ci. Mais elle doit aller plus loin, changer
les mœurs, promouvoir l’éducation à la différence pour que les droits des
homosexuels et des transsexuels soient entièrement respectés dans les lieux
dans lesquels ils vivent, afin qu’ils ne soient pas doublement
stigmatisés : par la pauvreté et l’orientation sexuelle ou l’identité de
genre.
Mais il faut aussi aller plus loin
pour que les mœurs coïncident avec la loi.
Il importe en effet de rappeler que
seule une sécurisation des situations juridiques sur le modèle des couples
hétérosexuels permettra de mettre en concorde la loi avec les mœurs, les mœurs
avec la loi.
A cette révolution des mœurs doit
répondre une révolution juridique : une égalité de droits entre les minorités
sexuelles et la majorité sexuelle. Cependant, cette égalité de droits, pour
faire véritablement coïncider révolution juridique et révolution des mœurs, ne
doit pas être le préalable à la construction d’autres ghettos.
Je le redis ici solennellement :
reconnaître l’identité sexuelle comme un droit fondamental à la différence est
le socle sur lequel doit se bâtir une véritable société moderne et démocratique
!
La corruption judiciaire
M. GEORGIOU (Chypre, au
nom du Groupe pour la gauche unitaire européenne) (Interprétation). – Le
problème dont nous débattons est très sérieux et est à l’image de chaque
société. Je dirai même que la justice est le miroir dont le reflet est une
image plus que fidèle de nos sociétés. Je félicite donc M. Sasi pour son rapport et suis d’accord avec ses
propositions et les suggestions des orateurs qui m’ont précédé.
Pour ma part, je soulignerai
particulièrement le fait que tous les pays où la corruption judiciaire
sévissait, sont en train d’élaborer des législations et des mécanismes visant à
éradiquer celle-ci. Mais c’est une erreur de nous occuper de manière distincte
de la corruption dans le secteur judiciaire ; c’est globalement qu’il
convient d’examiner la question, en commençant par le pouvoir législatif, le
pouvoir exécutif, le pouvoir de l’éducation, de l’administration et des mass
media de chaque pays.
Les statistiques de l’eurobaromètre
montrent que 22 % à 45 % des personnes interrogées pensent que la
justice de leur pays pose problème. Cela nous préoccupe et doit nous inciter à
prendre des mesures de lutte contre la corruption. Les conventions
internationales, les codes pénaux et les législations, les débats et les
décisions prises ici et ailleurs ne suffisent pas à régler le problème ;
il faut créer des sociétés démocratiques et une culture qui ne tolèrent pas la
corruption.
Il faut nettoyer les mécanismes de
fonctionnement de la justice au sein des pays afin d’atteindre une égalité
réelle des citoyens face à la justice. Le coût de la justice peut être source
d’inégalité entre les citoyens et, face à ce traitement inégal, ceux-ci sont
obligés de recourir à d’autres moyens. Il faut également créer des systèmes de
protection des juges et des procureurs afin de renforcer l’indépendance de la
justice. Il faut décourager ceux qui recourent à la corruption et frapper le
crime dans toutes les sociétés et dans toutes ses dimensions, car les causes
qui provoquent le crime sont aussi celles qui mènent certains à la corruption.
Il faut vaincre que l’Etat et la
société gagnent cette lutte contre le crime organisé et il faut renforcer
toutes les actions qui vont dans ce sens. Je conclurai par une phrase que l’on
dit dans mon pays : la femme de César ne doit pas être soupçonnée.
Mercredi 27 janvier 2010 à 15 heures
Liberté de religion et autres
droits de l’homme des minorités non musulmanes en Turquie et de la minorité
musulmane en Thrace
M. PAPADIMOULIS (Grèce, au
nom du groupe pour
Dans mon pays,
Je m’adresse à vous personnellement,
monsieur le Président, puisque vous avez déclaré dans votre discours inaugural
que vous vouliez promouvoir partout les droits de l’homme et la démocratie. Il
faut faire en sorte que
Respect de la liberté des médias
M. KOX (Pays-Bas, au
nom du Groupe de la gauche unitaire)
(Interprétation). – La protection et le renforcement de nos valeurs
clefs est impossible si la liberté des médias n’est pas protégée. Nous la
garantissons donc dans
Le risque d’un résumé est que ceux
qui n’y sont pas mentionnés prétendent que tout va pour le mieux. Je pense à la
situation en Moldova : vous avez expliqué ce qui s’est passé avec l’ancien
gouvernement mais malgré le changement de dirigeants, les violations de la
liberté des médias perdurent. Peut-être pourriez-vous nous en dire plus sur ce
sujet également.
Les deux grandes préoccupations du
Groupe pour la gauche unitaire européenne concernent
Une bonne nouvelle pour finir :
la journaliste qui, aux Pays-Bas, était poursuivie en raison d’une intervention
des services secrets ne fait plus l’objet d’aucune procédure et peut continuer
à travailler normalement.
Seuils électoraux et
représentation des femmes en politique. Discussion commune
M. LECOQ (France, au
nom du Groupe pour la gauche unitaire européenne) –
Monsieur le
Président, mes chers collègues, notre groupe apprécie la qualité des rapports
de M. Hendricks Daems et de Mmes Lydie Err et Liliane Maury Pasquier.
Le rapport sur les seuils électoraux
et les préconisations aux Etats nous semblent être le minimum démocratique à
défendre au sein des Etats membres du Conseil de l’Europe. Cependant, nous
devons être attentifs à l’augmentation de l’abstentionnisme dans un grand
nombre d’Etats. Certains représentants politiques ont été élus avec moins de 20
% du corps électoral. Ne faut-il pas agir dans les systèmes éducatifs pour
défendre davantage le concept de démocratie ?
Le point commun entre les deux
rapports reste néanmoins la nécessité d’une représentation juste et équilibrée
des femmes en politique. Les barrières mentales sont les plus difficiles à
abattre. La représentation des femmes en politique est l’une d’entre elles. Aux
obstacles réels - désignation par les partis dans une position éligible,
nomination à des postes de ministres d’envergure - répondent les obstacles
symboliques. Eu égard à la faible représentation des femmes en politique,
combien de femmes s’auto-persuadent que les cercles de la décision publique ne
sont pas de leur ressort ou sont découragées d’emprunter un chemin qu’elles
savent inévitablement semé d’embûches ? On se trouve
alors dans une situation où, les femmes, à force d’être le « deuxième sexe » de
la représentation politique, le demeurent.
Le temps des beaux discours, des
incantations déclamatoires est révolu. Nous devons passer à l’action. N’ayons
pas peur des mots : seule la discrimination positive en politique, par
l’instauration de quotas de femmes, voire des deux sexes comme y invite le
rapporteur, permettra de changer ce que les mentalités tardent à faire.
Comme le souligne notre rapporteure,
De la même manière, notre rapporteure insiste sur le fait que les circonscriptions
plurinominales sont jugées plus favorables à la désignation et à la
représentation des femmes que les circonscriptions uninominales.
Je profite de ce débat pour dénoncer
le fait que la réforme territoriale envisagée en France, par le Gouvernement,
pour désigner les élus territoriaux ne sera pas favorable aux femmes.
En outre, pour être efficace
l’instauration de quotas doit être assortie d’autres types de sanctions que
financiers. L’exemple français est à ce titre édifiant : les partis politiques
préfèrent la sanction financière à l’élection féminine. Ces sanctions devraient
prévoir l’illégalité d’une liste qui ne présenterait pas des femmes en position
éligible ou dans des circonscriptions « gagnables ». A ce titre les quotas de
résultats seraient une meilleure incitation à la promotion d’une égalité des
sexes au niveau en politique.
Le chemin est long et ardu vers la
voie de l’égalité mais il n’est pas impraticable. C’est ainsi que se lèveront
les barrières mentales : l’exemple inspirant l’exemple. Il n’est pas de
véritable Etat de droit sans une participation équitable de toutes les parties
de la population à l’élaboration de la décision publique, comme nous le
rappellent les rapports. Il n’est pas de véritable Etat de droit sans une véritable
représentation paritaire des femmes en politique. Sachons construire ici même
un véritable Etat de droit. L’inscription dans un Protocole additionnel à
Jeudi 28 janvier
2010 à 10 heures
Débat d’actualité : Que peut
faire l’Europe pour Haïti ?
M. KOX (Pays-Bas, nom
du Groupe pour la gauche unitaire européenne) (Interprétation). – Trente
secondes, c’est le temps qui nous est imparti pour poser une question à un
ministre ou un chef d’Etat. Trente secondes, rien de plus, c’est aussi le temps
qu’il faut pour tuer 150 000 habitants d’Haïti, faire perdre leur logement
à des milliers d’autres, et 86 % du produit national brut au pays. C’était
le 12 janvier dernier, ce jour-là, Haïti, le plus pauvre des pays de
l’hémisphère occidental, a de nouveau été tragiquement éprouvé.
Les tremblements de terre, on le
sait, sont des phénomènes naturels que l’on ne peut pas empêcher. Ils frappent
souvent les pays les plus démunis, mais nous savons comment nous prémunir de
leurs effets.
Monsieur le Président, nous allons
aider Haïti à se reconstruire. Cet engagement a été pris à Montréal lors de
J’espère que la campagne de
reconstruction d’Haïti sera menée par les Nations unies. Il convient d’éviter à
tout prix une concurrence entre les nations. Comme l’a dit le représentant du
Groupe de la gauche unitaire européenne au Parlement européen,
Patrick Le Hyaric, il faut se considérer
comme partenaire et non pas comme concurrent. Je pense, comme M. Vitali, que nous devons envisager la mise en place de
moyens d’intervention plus rapides pour aider les pays qui souffrent des
conséquences de tels cataclysmes. La communauté mondiale, les Nations unies,
les Etats-Unis, l’Union européenne, le Japon et
Le Conseil de l’Europe pourrait
apporter son obole pour la reconstruction des infrastructures politiques et
sociales. Nous avons déjà par le passé prouvé nos compétences en la matière, en
épaulant les nouvelles démocraties d’Europe centrale et orientale.
Je propose donc à l’Assemblée,
puisque nous n’avons pas les moyens financiers d’aider à la reconstruction
« physique » d’Haïti, de développer, avec le Comité des ministres et
le Gouvernement haïtien, un plan d’action destiné à reconstruire les
infrastructures sociales et politiques de ce pays.
Rétention administrative des
demandeurs d’asile et des migrants irréguliers en Europe
M. LECOQ (France, nom
du Groupe de la gauche unie européenne). – Au nom de
En préalable, il importe de rappeler
que les demandeurs d’asile comme les migrants en situation irrégulière ne sont
pas des délinquants. La rétention administrative n’est rien d’autre qu’une
mesure d’enfermement qui limite la liberté d’aller et de venir de ces personnes
qui, je le rappelle, n’ont commis ni crime ni délit. Elles souhaitent
simplement trouver un asile ou des conditions de vie plus favorables que dans
leur pays d’origine.
Ne nous voilons pas la face :
les conditions de détention ou de rétention ont pour objectif, dans certains
Etats, de dissuader les migrants et les demandeurs d’asile de choisir une autre
destination.
Si l’Etat a le droit de se protéger
et que la nationalité reste un pouvoir souverain et discrétionnaire, le
traitement des personnes privées de liberté, dans l’attente que leur dossier
soit examiné ou que leur reconduite à la frontière soit avéré, doit néanmoins
rester un traitement humain. Or force est de constater que ce n’est pas
toujours le cas. La détention administrative doit rester le dernier recours
alors qu’elle est souvent le premier.
Le projet de directive
communautaire, intitulé « directive retour », qui projette une
harmonisation des conditions de rétention, ouvre la possibilité aux Etats
membres de garder les demandeurs d’asile ou les étrangers en situation
irrégulière jusqu’à dix-huit mois sur leur sol, en attendant qu’une réponse
soit apportée à leur demande.
Nous devons nous élever clairement
devant cette proposition inique. Cela reviendrait à emprisonner pendant un an et
demi une personne qui, je le répète, n’a commis ni crime ni délit.
Par ailleurs, les lieux dans
lesquels s’opère la détention administrative ne sont pas conçus à cet effet.
Souvent, il n’y a pas de différence entre lieux de détention, commissariats,
prisons… et zones de rétention administrative.
De ce fait, la confusion entre la
culpabilité et l’immigration ou la demande d’asile est d’autant plus facile,
que ces personnes se retrouvent détenues dans les mêmes lieux que celles qui
ont commis des délits.
Il faut clairement préciser que des
centres, conçus à cet effet, doivent voir le jour pour accueillir dans des
conditions décentes les personnes qui demandent l’asile ou dont la demande a
été rejetée et qui attendent dans la détresse un retour dans leur pays
d’origine.
Nous ne pouvons pas manquer à nos
droits les plus élémentaires : traiter les personnes qui viennent
chercher le refuge sous nos contrées, qu’on leur accorde ou non le droit de
rester, comme des personnes humaines à part entière, comme des citoyens à part
entière.
Par ailleurs, une autre confusion se
doit d’être levée, celle entre migrants clandestins et demandeurs d’asile. Si
le respect d’un Etat de droit digne de ce nom suppose qu’on les traite de la
même manière d’un point de vue humain, leur situation juridique diverge. Les
demandeurs d’asile sont entrés légalement dans le pays d’accueil, ils attendent
seulement que leur situation soit examinée d’un point de vue administratif.
Est-il alors juste qu’ils se trouvent enfermés dans des centres de rétention
insalubres avec des prisonniers de droit commun ? Est-il alors juste que
fuyant la violence, ils se trouvent derrière d’autres barreaux ? Est-il
alors juste que fuyant un emprisonnement pour des raisons politiques en tant
qu’opposants, ils se trouvent cette fois-ci enfermés ?
Nous mesurons bien évidemment
l’iniquité d’une telle mesure. La rétention administrative ne devrait pas être
autorisée pour les demandeurs d’asile. Mais n’est-ce pas la même chose pour les
migrants en situation irrégulière ? Avoir fui la misère, la pauvreté,
l’oppression et la violence n’en fait pas des délinquants pour autant, même si
pour cela ils ont franchi illégalement des frontières. La rétention
administrative doit rester l’exception dans un Etat de droit : des solutions
alternatives doivent être trouvées.
Madame la rapporteure,
vous nous avez suggéré des idées, des exemples toujours plus humains. Évitons
de faire des zones d’attente la honte de nos démocraties !
Jeudi 28 janvier
2010 à 15 heures
Résolution des problèmes de
propriété des réfugiés et des personnes déplacées
M. GEORGIOU (Chypre, au
nom du Groupe pour la gauche unitaire européenne) (Interprétation). – Nous
discutons aujourd’hui de la résolution des problèmes de propriété des réfugiés
et des personnes déplacées. Ces problèmes, nous les avons rencontrés il y a
trente cinq ans à Chypre après l’invasion illégitime de
Je voudrais, au nom du groupe pour
la gauche unitaire européenne, féliciter M. Poulsen
pour son rapporteur équilibré, qui cerne bien la question, et dont j’approuve
les conclusions.
Les problèmes de propriété touchent
aux droits les plus fondamentaux. Le droit à la propriété, le droit à l’accès
et à l’usage des biens doit être un droit inviolable dans le monde actuel, et
plus particulièrement en Europe centrale. Il est honteux pour nous tous
d’accepter que se poursuive la possession illégale de propriétés dans les pays
du Conseil de l’Europe. L’Assemblée parlementaire a pris des décisions visant à
la restitution des biens et la réparation des victimes. De même,
Mais que faire quand, malgré tous
ces arrêts, l’occupation illégale se poursuit ? Faut-il tolérer
l’illégalité ? Nous voulons poursuivre les pourparlers. Nous pensons tous,
naturellement, qu’une solution pacifique est la meilleure. Mais quand les
forces d’occupation demandent des droits supplémentaires, pourquoi faudrait-il
se soumettre et être d’accord avec elles ? Faut-il accepter qu’il y ait
deux poids et deux mesures ? L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe
doit exiger l’arrêt de l’occupation dans les plus brefs délais. Si cet arrêt
n’est pas suivi d’effet, il faut prendre des mesures contre les forces
d’occupation.
Ce sont 37 % du territoire de
la démocratie de Chypre qui sont illégalement occupés par
Moi qui suis juriste, je dois dire
que je ne connais pas ce droit à une propriété de facto ! Je me
demande où on l’a trouvé.
En conclusion, je ne peux que
répéter que tous les pays doivent respecter les droits fondamentaux et que le
droit de propriété en fait partie. L’Assemblée parlementaire a donc sur ce
sujet un rôle important à jouer.
Le fonctionnement des
institutions démocratiques en Albanie
M. LAAKSO (Finlande,
co-rapporteur de la commission pour le respect des
obligations et engagements des Etats membres du conseil de l’Europe, commission
de suivi) (Interprétation). – L’expression
de « crise politique » crée une ligne de divergence entre les
pouvoirs politiques en Albanie et les rapporteurs. Il semble qu’elles aient un
sens différent en Albanie et ici. Nous pensons, nous, que, lorsque la moitié
d’un parlement ne participe pas aux travaux de celui-ci, c’est un signe de
grave crise politique. Que lorsqu’il n’y a pas de dialogue entre le parti au
pouvoir et l’opposition, que non seulement il n’y a pas de dialogue mais que
des insultes sont échangées au quotidien entre l’opposition et la coalition au
pouvoir, c’est aussi un signe de crise politique. Lorsque, régulièrement, des
manifestations rassemblent dans les rues des dizaines de milliers de personnes
contre le gouvernement d’un côté, et pour le gouvernement de l’autre, c’est
encore un signe de crise politique. Cela montre bien qu’il n’a pas été possible
de résoudre les problèmes par le biais du dialogue et par le truchement de la
démocratie parlementaire.
C’est la raison pour laquelle nous
pensons qu’il est correct et juste d’utiliser l’expression de « crise
politique ».
Nous pensons également qu’il est
important que le Conseil de l’Europe soit présent en Albanie. En ce qui me
concerne, j’ai une longue expérience de cette crise politique en Albanie et de
la présence du Conseil de l’Europe dans ce pays pour m’être attaché à la
résoudre depuis plus de dix ans déjà. A l’époque, nous avions utilisé les
instruments de l’Assemblée parlementaire et le Comité des présidents s’était
rendu en Albanie. Les propositions que nous avions faites visaient alors à
aider les partis politiques à engager le dialogue et à trouver des solutions à
la crise de l’époque. La crise alors n’était pas seulement politique, c’était
aussi une profonde crise économique et c’est avec l’aide de la communauté
internationale que nous avons pu aider ce pays à en sortir. De plus, à
l’époque, les Albanais eux-mêmes étaient prêts à entamer le dialogue pour
résoudre la crise.
Aujourd’hui, la médiation
internationale qui, pourtant, avait été utilisée avec succès par le passé pour
résoudre de nombreuses crises, n’est pas la bienvenue. Nous pensons cependant
que, cette fois encore, l’Assemblée devrait envoyer son Président pour aider
les forces politiques albanaises à rétablir le dialogue. Bien sûr, nous ne savons
pas quelle sera l’issue d’une telle médiation, mais nous pouvons tirer les
enseignements de nos erreurs et nous savons que, lorsque le Conseil de l’Europe
a été présent sur le terrain, s’il a parfois rencontré des difficultés, il a
aussi souvent aidé à résoudre les problèmes. Essayons une fois encore !
KOX (Pays-Bas, au nom du
Groupe pour la gauche unitaire européenne) (Interprétation). – Quand
deux rapporteurs de camps politiques différents sont d’accord pour dire qu’un
pays traverse une grave crise et a besoin d’une aide extérieure pour la
surmonter, je crois qu’on peut les croire et que l’Assemblée parlementaire
serait bien inspirée d’entendre leur appel.
Je les félicite pour la clarté dont
ils ont fait preuve dans l’exposé des dysfonctionnements que connaît
actuellement l’Albanie, dysfonctionnements qui sont autant imputables à la
majorité qu’à l’opposition. Les deux bafouent mutuellement leurs droits, ce qui
est peut-être compréhensible compte tenu du passé mais qui n’en demeure pas
moins inacceptable, car ce sont les citoyens albanais qui en paient le prix.
La majorité comme l’opposition
portent atteinte à l’image de leur pays et font obstacle à son intégration à
l’Union européenne et aux perspectives de prospérité de ses citoyens.
Avec tout le respect qu’ils doivent
à l’opposition albanaise, et même s’ils comprennent une bonne partie de ses
préoccupations, les membres du groupe de la gauche unitaire européenne
s’adressent au président du parti socialiste, M. Rama, et à tous leurs
amis socialistes d’Albanie : cessez de boycotter le parlement, commencez à
l’utiliser ! Les parlementaires sont faits pour siéger au parlement. Ils
sont dépositaires des voix de leurs électeurs et doivent les représenter. Jouez
votre rôle d’opposition parlementaire ! Nous savons vos problèmes, mais
vous devez maintenant vous soucier avant tout des problèmes du peuple albanais.
Quant à vous, monsieur le Premier ministre Berisha,
et votre Alliance pour le changement, cessez d’expliquer ce que l’opposition
fait mal et commencez à réfléchir à ce qu’un parlement en état de fonctionner
peut faire pour la population de l’Albanie ! Monsieur Berisha, les vrais leaders ne se plaignent pas des
problèmes, ils les règlent.
Nous nous joignons aux autres
groupes politiques de l’Assemblée pour apporter notre assistance à la coalition
au pouvoir et à l’opposition, et sommes favorables aux propositions du rapport
pour aider le président Topi dans son effort pour
réconcilier les deux parties.
L’Albanie est un merveilleux pays,
avec une riche histoire, une grande culture, un peuple plein de bravoure qui a
déjà beaucoup trop souffert. Elle mérite des responsables politiques qui
trouvent des solutions plutôt que de créer de nouveaux problèmes. Nous
souhaitons que nos amis députés d’Albanie soient assez courageux pour
convaincre leurs collègues que le temps est venu de faire un grand pas en
avant. Nous appelons également nos collègues du Parti populaire européen à
retirer leurs amendements, qui reposent sans doute sur de bonnes intentions
mais se révéleront néfastes. Masquer le fait qu’il existe une crise chez elle
n’aidera pas l’Albanie à surmonter ses problèmes. Je vous propose donc
d’accepter la proposition des rapporteurs sans amendement, afin qu’elle reste
significative. Nous montrerons ainsi que l’Assemblée parlementaire sait ce
qu’est le dialogue, ce qui rendra peut-être être ses propositions acceptables
pour nos collèges députés albanais.
M. LAAKSO (Finlande,
co-rapporteur) (Interprétation). – Je me rappelle une
époque où nous avons voté , ici à l’Assemblée, pour
savoir si les élections en Albanie, qui étaient les premières dans ce pays,
avaient été libres et équitables. Je me souviens que nous avions alors mal
utilisé la solidarité entre les partis. Cette solidarité des partis n’existe
toujours pas aujourd’hui. Nous proposons alors la chose suivante : il faut
dire à M. Rama qu’il doit mettre fin à cette situation. Le problème avec
les amendements que vous avez déposés, monsieur Rusmali,
est que vous voulez éviter toute l’action que nous souhaitons entreprendre. Or
ce que nous proposons à nos amis albanais est d’aider le Président Topi de telle sorte que chacun, dans son groupe politique,
utilise son influence auprès des partis politiques albanais. Vous, de votre
côté, vous proposez d’éliminer tout cela afin d’éviter que le Conseil de
l’Europe ne puisse jouer un rôle en Albanie. Notre ami turc a déclaré à juste
titre que nous devions nous rendre sur place avec le Comité des présidents et
avec les rapporteurs. Mais, par la même occasion, vous avez déposé un
amendement qui tend à supprimer ce paragraphe de la résolution. Ce n’est pas là
ce que j’entends par « solidarité politique ».
En tout premier lieu, il apparaît nécessaire d’aider le Président Topi que nous connaissons bien. Nous savons qu’il a un point de vue très réaliste sur la résolution des problèmes de l’Albanie. Le principal objectif de nos actions concrètes vise à l’aider. Nous ne voulons rien imposer de l’extérieur, mais nous souhaitons aider M. Topi à lancer un dialogue entre les différentes forces politiques. A cet égard, je crois que tôt ou tard notre mission aboutira.
Vendredi 29 janvier 2010 à 10 heures
Quinze
ans après le Programme d’action de
M. KOX (Pays-Bas, au
nom du Groupe de la gauche unitaire européenne)
(Interprétation). – Les membres de notre groupe spécialisés dans
cette question très importante ayant malheureusement dû quitter Strasbourg, je
me limiterai, en tant que président du groupe, à quelques observations de
caractère général. Je ne suis, pour ma part, pas un expert, à moins que vous ne
pensiez que venir d’une famille de douze personnes me confère cette qualité.
Notre groupe soutient pleinement le
rapport de Mme McCafferty. Le
planning familial aux Pays-Bas est une invention assez récente, dont je me
félicite. Il n’est pas encore très développé, ce qui porte préjudice à un grand
nombre de femmes, d’hommes et d’enfants et à la société tout entière. Cela
s’accompagne d’une absence d’information, donc, aussi, de droits reproductifs
et sexuels réels. Le système de santé doit être renforcé pour atteindre les
objectifs du Millénaire, en particulier celui de l’amélioration de la santé
maternelle. Il faut également développer l’information et les moyens pour
lutter contre le virus du sida, qui frappe des millions de personnes, dont 27 %
seulement ont droit à un traitement rétroviral, – le problème n’étant pas que
nous n’avons pas la possibilité de produire les médicaments, mais que la
volonté politique manque pour lutter contre ce fléau.
Le groupe de
Biodiversité et changement
climatique
M. LOTMAN (Estonie,
président de la commission de l’environnement, de l’agriculture et des
questions territoriales) (Interprétation). – Si nous repoussons la discussion à la
prochaine partie de session, nous serons plus nombreux. En outre, le débat
coïncidera avec