Discours janvier 2008
lundi 21 janvier
2008, 11.30 - 13.00
Rapport d’activité
du Bureau et de
M. KOX (Pays-Bas) (Interprétation),
s’exprimant au nom du Groupe pour la gauche unitaire européenne,
félicite M. van der Linden pour son excellent rapport,
qui améliore la situation de l’Assemblée parlementaire, en
facilitant notamment ses relations avec l’Union européenne.
L’observation d’élections constitue l’une des
tâches fondamentales de l’Assemblée et contribue à
améliorer les structures démocratiques en Europe.
Malheureusement, dans le cas de
Il faut, en outre, mettre
sévèrement en garde leurs gouvernements, qui doivent accomplir de
réels progrès dans l’application des normes
démocratiques s’ils veulent bénéficier du soutien du
Conseil de l’Europe. M. Saakachvili
interviendra jeudi devant l’Assemblée. L’occasion doit
être saisie de cette visite pour tenir au président
géorgien un langage de fermeté, tirant toutes les conclusions du
rapport de M. Eörsi. Quant à l’accord
entre les groupes politiques sur la rotation des présidences, il est
excellent. (Applaudissements)
Lundi 21 janvier 2008 à 15 heures
Discours de M. Fico, Premier ministre de
M. KOX (Pays-Bas) (Interprétation) remercie
M. Fico d’avoir donné la
priorité à
LE PRÉSIDENT. – La
parole est à M. le Premier ministre de
M. FICO (Interprétation) répond
que ces deux institutions jouent chacune un rôle irremplaçable au
sein du Conseil de l’Europe et que le ministre des Affaires
étrangères de
Discours de M. Timmermans,
ministre des Affaires européennes des Pays-Bas
Mme STRIK (Pays-Bas) (Interprétation) s’exprime au nom du
Groupe GUE et regrette qu’une politique cohérente n’arrive
pas à imposer un processus de paix permettant d’enrayer la
misère dans la bande de Gaza. Elle demande au ministre s’il est
prêt à condamner la politique de coupure énergétique
employée par Israël et à exercer une pression dans ce sens.
Qu’en est-il des élections libres et équitables? Le
Gouvernement néerlandais est-il prêt à faire participer le
Hamas à une solution durable?
LE PRÉSIDENT. – La
parole à M. le ministre des Affaires européennes des
Pays-Bas.
M. TIMMERMANS
(Interprétation) indique que le ministre des Affaires
étrangères néerlandais se trouve actuellement dans la
région, ce qui montre l’importance qu’il attache à ce
dossier. Un accord unanime se dégage pour demander à chacun de
faire preuve de modération. Des attaques terroristes ont
également lieu en dehors de la bande de Gaza et leur nombre est
même en augmentation. Cette violence doit cesser.
Toute négociation avec le
Hamas est soumise à une condition préalable: l’arrêt
des attaques terroristes et la reconnaissance de l’existence de
l’État d’Israël. C’est une position claire et
nette défendue tant par le Gouvernement néerlandais que par
l’Union européenne. (Applaudissements)
Mardi 22 janvier
2008 à 10 h 00
Développements concernant
le statut futur du Kosovo
M. LECOQ (France). – Selon le rapport
présenté, le scénario «le plus
réaliste» serait une action unilatérale de
déclaration d’indépendance du Kosovo, hors même le
cadre multilatéral onusien, pire: contre celui-ci. Le rapport est encore
plus préoccupant lorsqu’il affirme que toutes les
possibilités de négociation ont été
épuisées.
La question du statut
définitif du Kosovo est une affaire délicate et sensible
- voire explosive – et doit être abordée avec la
prudence et la responsabilité requises.
La situation au Kosovo n’est
ni «unique», ni «spéciale», ni
«particulière», au contraire de ce que dit le rapport, elle
est juridiquement encadrée par les Nations Unies.
L’Union européenne,
l’Otan et certains de ses États membres sont en train de jouer
avec le feu car ils vont créer un précédent de scission
extrêmement dangereux pour la sécurité internationale, pour
les relations internationales et pour le droit international. Le choix de la
solution unilatérale ne fera qu’attiser les tensions, provoquer
d’autres conflits régionaux avec toutes les conséquences
prévisibles, y compris les dangers d’une extension à
d’autres pays européens. Est-ce vraiment de l’intérêt
des peuples européens et de l’Europe de se lancer dans une telle
aventure?
Nous devons nous demander si la
solution unilatérale ne répondrait pas plutôt à des
intérêts particuliers, ceux des Etats-Unis, avec leur politique de
division et de morcellement de notre continent.
Il est impératif que cette
situation soit résolue par une solution juste et durable pour toutes les
parties. Notre Groupe reconnaît sans aucune ambiguïté la
nécessité pour le Kosovo de jouir de la plus large autonomie.
Cependant, le Conseil de l’Europe ne peut se soustraire à ses
obligations internationales, sous prétexte «d’urgence»
ou de situation «unique». Les négociations ne sont pas
épuisées. Elles doivent se poursuivre dans le respect strict et
rigoureux de
La solution unilatérale
n’est pas la seule envisageable. Notre Groupe ne peut que rejeter cette
prétention. (Applaudissements)
Mme KONEČNÁ (République tchèque) (Interprétation) indique que
Il ne faut pas rêver:
l’indépendance du Kosovo créerait forcément un
précédent. Cette solution est inacceptable et reflète
l’incompétence des négociateurs de l’Union
européenne. On ne peut affirmer avoir épuisé toutes les
possibilités de négociation. C’est un véritable
chantage. Faut-il toujours accepter les propos de Javier Solana qui justifie le
jeu de certains parmi lesquels se trouvent les assassins de milliers de civils
innocents? Le Conseil de l’Europe doit estimer que toute
possibilité de compromis n’est pas encore épuisée et
appuyer l’idée d’une province indépendante au sein de
Mardi 22 janvier
2008 à 15 h
Communication du
Secrétaire Général du Conseil de l’Europe
M. KOX (Pays-Bas) (Interprétation) indique que les premiers ministres
slovaque et hongrois se sont déclarés prêts à
coopérer avec l’Assemblée. Comment serait-il possible de
faire travailler ensemble tous les gouvernements de bonne volonté afin
de renforcer l’efficacité de l’Organisation?
LE PRÉSIDENT. – La
parole est à M. le Secrétaire Général du
Conseil de l’Europe.
M. DAVIS
(Interprétation) déclare qu’il rencontre à de
nombreuses occasions les principaux responsables politiques des
différents pays membres du Conseil de l’Europe et qu’il
évoque toujours avec eux cette question. Le Conseil de l’Europe
doit élargir le nombre de ses alliés à Bruxelles mais,
surtout, les parlementaires de l’Assemblée doivent travailler au
sein de leurs parlements nationaux sur les problèmes soulevés au
Conseil de l’Europe.
Développements concernant
le statut futur du Kosovo (suite)
Mme NAROCHNITSKAYA (Fédération de Russie) (interprétation) est
également préoccupée par cette résolution. Elle
pense que le sort de celle-ci constituera un véritable test pour le
Conseil de l’Europe. Le rapport contient des dispositions dangereuses
à moins de les amender profondément et l’adopter serait
ouvrir la boîte de Pandore.
Il faut savoir que, pour
Donner l’indépendance
au Kosovo ne serait pas une décision sage. Tous les pays
européens seraient touchés par une mauvaise solution dans les
Balkans. Il convient de réfléchir à deux fois avant de se
rallier à l’idée anglo-saxonne de
l’indépendance du Kosovo. En outre, l’interférence
des États-Unis est tout à fait inutile dans cette partie du
monde, une plaine ouverte aux chars, la seule des Balkans. Il est
préférable de se référer à
Environnement : discussion
commune de deux rapports
M. SIGFÚSSON (Islande)
(Interprétation), intervenant au nom du groupe GUE, souligne que
l’Assemblée parlementaire devra se préoccuper tout
particulièrement de cette question délicate en termes non
seulement écologiques mais aussi éthiques, au cours des mois et
des années qui viennent.
S’agissant du
réchauffement climatique, il faut se féliciter de ce que dit le
rapport à propos des États-Unis et de leur Président. On
ne saurait trop insister sur le fait qu’il est honteux que le pays le
plus puissant et le plus riche du monde soit aussi le plus pollueur et entrave
la coopération internationale. Cela a été souligné,
on peut dire la même chose à propos d’autres pays riches.
Ces derniers, qui ont toujours un fossé énorme avec les pays en
voie de développement ont une responsabilité particulière
car ce sont eux qui ont les moyens d’agir.
La question de l’Arctique est
tout particulièrement préoccupante. Tous ceux qui vivent dans le
nord de l’Europe assistent à des modifications de
l’environnement, avec la fonte des glaces,
l’élévation du niveau de la mer, la disparition de
certaines espèces d’oiseaux et la modification des ressources
halieutiques. Le rapport fait à ce propos mention de la création
du Conseil Arctique et insiste sur la bonne coopération entre
Mais tous les pays ont une
responsabilité car les dangers que courent
cette région sont énormes alors que chacun essaie
d’exploiter de nouvelles ressources et de se frayer de nouvelles voies de
navigation, sans se soucier de l’impact sur les populations. On est
aujourd’hui à la veille d’une catastrophe naturelle
écologique mais aussi humaine, car elle entraînera la disparition
de la culture des populations indigènes. Celles-ci ne sont pas
responsables du réchauffement climatique mais elles sont les
premières frappées. Il faut prendre les mesures qui
s’imposent pour les protéger. (Applaudissements)
M. LOTMAN (Estonie ) (Interprétation)
salue la qualité de ces deux rapports, estimant que celui de M. Meale vient à point nommé. Quelques
modifications mineures pourraient être envisagées dans ce travail.
Ainsi, M. Lotman
considère la réduction des émissions de gaz à effet
de serre comme la priorité, les adaptations au réchauffement
climatique venant en seconde place. Un seul amendement a été
déposé sur ce texte, sur l’énergie nucléaire.
M. Lotman désapprouve cet amendement,
considérant que les économies d’énergie et le
développement des énergies renouvelables sont à
privilégier. Les engagements pris par l’Union européenne en
matière d’environnement sont insuffisants, sans parler des
États-Unis, de
Comment inciter les pays à
agir? On ne peut évidemment rien imposer. Les campagnes menées
par le Conseil de l’Europe en faveur des droits de l’homme ou contre
les trafics d’êtres humains se sont révélés
très utiles et constituent sans doute une piste à approfondir. Le
droit à un environnement sain pourrait ainsi faire l’objet
d’une campagne de communication. Parallèlement,
l’Assemblée pourrait donner l’exemple en améliorant
l’efficacité énergétique du bâtiment du
Conseil de l’Europe à Strasbourg. (Applaudissements)
Mercredi 23 janvier
2008 à 10 heures
Liste noire du Conseil de
sécurité des Nations Unies et de l’Union européenne
Mme POSTOICO (Moldova) (Interprétation),
s’exprimant au nom du Groupe GUE, observe que, comme le souligne
M. Marty dans son rapport extrêmement intéressant, les listes
noires qui limitent la liberté de circulation et qui prévoient
des sanctions financières doivent respecter des règles de
procédure et se conformer aux droits fondamentaux garantis par les
conventions internationales. C’est donc à juste titre que le
rapport se concentre sur la défense des droits de l’homme, donc
sur les lacunes dans les procédures d’inscription et de radiation
sur les listes noires et sur l’absence de recours. L’addendum donne
de nombreux exemples de menaces qui pèsent sur les droits fondamentaux.
Il faut espérer que
l’Assemblée parlementaire contribuera à réduire ces
menaces et à élaborer un système plus transparent et plus
indépendant, en exigeant en particulier que l’inscription sur la
liste noire soit justifiée et que des mécanismes de recours plus
efficaces soient prévus. Pour assurer la primauté du droit, il
faut que les Etats agissent avec énergie pour améliorer les
procédures. S’il est indispensable de combattre cette menace
mondiale, il est inadmissible que l’on renonce aux principes fondamentaux
d’une société démocratique dont les Etats doivent
garantir le respect. S’écarter de ces droits peut être
dangereux et provoquer l’effondrement des valeurs démocratiques.
Il est donc indispensable que tous
les gouvernements coordonnent leurs efforts afin de résoudre ces
problèmes. Pour sa part, l’Assemblée parlementaire doit
recommander aux Etats membres de prévoir des procédures de
recours ainsi qu’un droit à l’indemnisation. La lutte contre
le terrorisme doit trouver un équilibre entre les contraintes
nécessaires et les droits fondamentaux de l’homme. Il faut
renforcer les sanctions pour exclure l’arbitraire et les violations des
droits de l’homme. (Applaudissements)
M. KOX (Pays-Bas)
(Interprétation) juge ce débat riche d’enseignements. Sans
doute serait-il utile de faire le lien avec le rapport précédent
de M. Marty: on se plaint de Guantanamo mais on n’a fait
guère mieux en Europe…
Ce jour est un jour d’espoir
parce qu’une grande majorité de l’Assemblée
s’apprête à se rallier aux conclusions de M. Marty,
mais aussi parce qu’il permet à la résistance iranienne,
qui figure depuis si longtemps sur cette liste, mais aussi à des
individus qui avaient été injustement mis à l’index,
d’espérer une solution. Toutefois, après l’adoption
de ce rapport, il faudra que chacun des membres de l’Assemblée
agisse au sein de son parlement national afin que ce travail se poursuive, car
il reste beaucoup à faire. (Applaudissements)
Discours de M. Bamir Topi, Président
de l’Albanie
M. KOX (Pays-Bas) (Interprétation),
intervenant au nom du Groupe GUE, souligne que le rapport sur le Kosovo
adopté hier invite à encourager les alternatives et à
poursuivre les discussions, sur la base de
LE PRÉSIDENT. – La
parole est à M. le Président de l’Albanie.
M. TOPI
(Interprétation) souligne à quel point l’Albanie
apprécie le rôle que joue l’Assemblée parlementaire,
qui est une instance où l’on peut débattre librement, dans
le respect des positions des différents Etats.
L’Albanie a toujours
encouragé le dialogue. S’agissant du Kosovo, la dernière
négociation a duré pas moins de 120 jours et l’on
pouvait espérer qu’une solution sortirait de ces discussions. Mais
la position de l’Albanie n’a pas changé, elle
considère que la question de l’indépendance doit être
traitée comme le préconisent la majorité des pays de
l’Union, les Etats-Unis et bien d’autres démocraties. Il
faut en effet partir de l’idée que cette indépendance peut
assurer durablement la paix et la stabilité dans une région qui a
été fortement secouée par les nationalismes. Cette
indépendance est donc une première étape pour les Balkans,
notamment pour que
Mercredi 23 janvier 2008 à 15 heures
Relations extérieures de
l’Assemblée parlementaire
M. LECOQ
(France). – Monsieur
le Président, mes chers collègues, la région
méditerranéenne toute entière est secouée par une
profonde crise où les problèmes historiques ne sont pas
résolus: l’occupation israélienne de
Le rapport évoque le
rôle d’Hassan II dont le règne serait marqué par
la consolidation de l’intégrité territoriale. Faut-il comprendre
que les «marches vertes» permettant l’occupation du Sahara
occidental, la guerre et l’exil forcé de milliers de Sahraouis
seraient considérés par le Conseil de l’Europe comme une
consolidation territoriale? C’est inacceptable pour notre Groupe. Et rien
n’est dit sur le traitement des personnes dans les territoires
occupés.
Notre Groupe est d’ailleurs
très frappé par la précipitation avec laquelle on
prône une solution unilatérale pour le Kosovo et le peu
d’empressement pour exiger du Maroc le respect du droit à
l’autodétermination ou le silence sur les violations
israéliennes du droit international.
Faut-il rappeler que le Maroc a
obstinément refusé et refuse toujours l’exercice de
l’autodétermination du peuple sahraoui en dépit de plus de
70 résolutions de l’Onu, non respectées par les
assaillants?
Deux poids, deux mesures ou la
politique de l’arbitraire! Pis! L’allégeance à la
politique nord-américaine!
Notre groupe ne peut accepter une
telle discrimination qui, dans les faits, légitime l’occupation
d’un territoire. Le Conseil de l’Europe veut aider à la mise
en œuvre de l’autodétermination du peuple sahraoui, comme
contenus dans les résolutions des Nations Unies.
Le rapport oublie également
d’analyser la politique économique néolibérale mise
en place par l’Union européenne dans le cadre du processus de
Barcelone. Nous savons tous que l’Union européenne et ses
États membres, relayés par
Faut-il encore rappeler que ces
peuples ont été victimes du colonialisme européen qui leur
a imposé un système de violence, de spoliation et
d’humiliation, et que les politiques actuelles ne sont que la
prolongation de cette spoliation sous d’autres habillages qui les rendent
plus acceptables, peut-être?
Il convient aussi de créer
les conditions pour aider à l’écriture partagée
entre ex-colonisateur et ex-colonisé de l’histoire commune. Cette
question est tout aussi importante pour l’évolution de la
coopération car elle participera au respect des peuples. Les pays
colonisateurs doivent également des excuses mais ils doivent aussi
réparation.
Et la migration? Notre groupe
constate également que le rapport oublie que si migration il y a vers
l’Europe, elle n’est que l’effet, la conséquence
directe des politiques antisociales, antidémocratiques et contraires aux
droits humains qu’elle impose. Voilà la vraie racine des
problèmes!
Quant à la réponse
européenne aux ravages qu’elle-même contribue à
provoquer, aucune mention dans le rapport. Nulle part on ne parle de la
répression, des balles, des fils barbelés, des centres d’enfermement – en
France, on dit: «rétention» - ,
de la stigmatisation des migrants, des lois répressives, voire
xénophobes et racistes, comme l’a souligné le Conseil des
droits de l’homme de l’Onu.
Toute coopération
renforcée avec le Maghreb est souhaitable parce qu’elle
générera, nous l’espérons, un partage des valeurs du
Conseil de l’Europe. Mais ne pensez-vous pas, chers collègues,
que, notamment dans le cas que nous soulignons, il reste un long chemin
à parcourir?
On entend dire que les choses
avancent. Tant mieux, mais est-ce suffisant pour nous? Nous ne le pensons pas
car il doit y avoir, pour coopérer avec le Conseil de l’Europe,
des conditions minimales à respecter en ce qui concerne les droits des
peuples et les droits de l’homme. L’analyse doit se faire au cas
par cas.
Nous n’en sommes pas là
aujourd’hui. Ainsi, toute coopération future doit se faire au
niveau nécessaire et suffisant pour impulser une démarche de
progrès rapide de partage de valeurs pour les différents pays en
fonction de leur situation particulière, mais pas plus. Le Conseil de
l’Europe détient sa crédibilité de sa non complaisance à l’égard des
atteintes aux droits humains. Nous proposons donc, dans un premier temps, la
coopération s’engage avec la commission politique et seulement
avec elle. (Applaudissements)
M. KOX (Pays-Bas) (Interprétation)
est d’accord avec le rapporteur et approuvera le projet de
résolution. Il faut effectivement revoir les structures et
établir un ensemble de normes à respecter pour obtenir le statut
d’observateur. Il faut mettre sur pied une nouvelle dimension
parlementaire qui aura pour mission de traiter avec ces États.
L’orateur s’associe aux
félicitations adressées au Canada pour la présence assidue
de ses représentants. Il est regrettable que les représentants
des États-Unis d’Amérique ne soient jamais présents.
Quant au Saint Siège il n’a pas de parlementaires mais
Benoît XVI a été invité au Conseil de
l’Europe et il sera sans doute possible d’aborder avec lui la
question de la représentation parlementaire.
Le Conseil de l’Europe partage
de nombreuses valeurs avec les États observateurs mais n’est pas
forcément d’accord avec toutes leurs pratiques. Ainsi certains
États n’ont pas aboli la peine capitale, et ne respectent pas les
Conventions de Genève. Le respect des droits de l’homme et des
normes démocratiques n’est pas toujours à la hauteur des
principes édictés par le Conseil de l’Europe. Il serait bon
que les États observateurs puissent être présents au
débat qui se tiendra en juin sur l’état de la
démocratie.
L’orateur est d’accord
sur la nécessité de prévoir des critères à
observer pour bénéficier du statut d’observateur et appuie
le rapport de M. Wilshire ainsi que les
améliorations proposées par la commission des questions
juridiques. (Applaudissements)
Lignes directrices procédurales
sur les droits et devoirs de l’opposition
dans un parlement démocratique
M. KESKIN
(Allemagne) (interprétation)
s’exprime au nom du groupe GUE et remercie le rapporteur pour son
excellent travail qu’il va essayer de compléter. La
séparation des pouvoirs est le principal acquis de
Les partis politiques sont le
fondement de la démocratie parlementaire comme le dit très bien
le rapport. Ils sont incontournables mais il est important qu’ils
présentent des structures démocratiques. Existe-t-il un
contrôle réel de celles-ci? Quelle est l’influence des
membres des partis sur les décisions prises par le parti? Une
procédure démocratique est-elle respectée ou a-t-on
à faire à une démarche autoritaire? Comment sont choisis
les candidats dans les différents partis politiques? Le Conseil de
l’Europe devrait se pencher sur ces importantes questions pour
s’assurer que les démocraties parlementaires sont saines. (Applaudissements)
Jeudi 24 janvier 2008 à 10 heures
Disparition de
nouveau-nés aux fins d’adoption illégale en Europe
M. MARMAZOV (Ukraine) (Interprétation) observe,
au nom du Groupe pour la gauche unitaire européenne, que ce thème
est malheureusement d’actualité et précise que son groupe
votera le projet de recommandation, très équilibré.
Toutefois, il tient à souligner que l’exposé des motifs du
rapport n’est pas acceptable sur certains points et qu’il a
d’ailleurs été réfuté par les
autorités ukrainiennes. M. Marmazov
conteste souvent les décisions de celles-ci mais, cette fois, approuve
leur position. Sur la question de la disparition de nouveau-nés aux fins
d’adoption illégale, on néglige trop souvent de
considérer la situation de ceux qui ont adopté les enfants.
Par ailleurs, le rapport se penche
sur le cas de quatre pays, situés dans la même région,
alors que le problème est beaucoup plus large, puisque des infractions
ont également été relevées dans des pays de
Nécessité de
préserver le modèle sportif européen
M. ELZINGA (Pays-Bas) (Interprétation) intervenant au nom du Groupe GUE, souligne que dans son pays, grâce au modèle sportif européen, chacun peut pratiquer le sport qui lui plaît le plus. Ce n’est toutefois pas le cas de tout le monde: quand on a travaillé soixante ou quatre-vingt heures par semaine pour le salaire minimum, il est difficile de faire du sport.
Par ailleurs, si le modèle
social européen comporte un avertissement contre le risque d’une
exploitation commerciale du sport, il est évident que les
intérêts commerciaux sont très présents dans le
sport, que l’argent y circule. Dans ces conditions, la politique de
laissez-faire de l’Union européenne est une véritable
menace pour le sport et elle entache la réputation de certaines
équipes.
S’il serait temps que
l’Ajax d’Amsterdam gagne à nouveau
Ajax était un héros de
La campagne Play fair,
à laquelle participe l’orateur en tant que syndicaliste, vise donc
à demander au CIO d’agir pour stopper l’exploitation des
travailleurs dans le cadre de la préparation des Jeux, pour
améliorer leurs conditions de travail, pour veiller à ce
qu’ils aient accès à la liberté syndicale, aux
droits syndicaux, et à des négociations collectives. Sans doute
le rapport aurait-il pu appeler les gouvernements des Etats membres à
demander au CIO d’assumer davantage ses responsabilités.
L’orateur conclut en invitant ses collègues à participer
à la campagne Play fair. (Applaudissements)
Jeudi 24 janvier
2008 à 15 heures
Discours de M. Saakashvili, Président de
M. KOX (Pays-Bas) (Interprétation),
au nom de
LE PRÉSIDENT
(Traduction). – La parole est à M. le
Président de
M. SAAKASHVILI
(Interprétation) répond que la première fois qu’il
s’est présenté devant l’Assemblée
parlementaire, il venait présenter des promesses, la deuxième
fois c’était un processus de paix. Aujourd'hui, il vient d’un
pays qui a progressé de façon importante en termes de
marchés extérieurs et dans la lutte contre la corruption.
Le processus de transformation a
été très rapide et a bénéficié de la
confiance de citoyens.
Le Président ne nie pas que
des problèmes subsistent. Le plus grand défi est certainement de
lutter contre la pauvreté. Le deuxième sera de faire participer
l’opposition à la vie politique du pays. Il faudra trouver des
modalités qui permettent de lui attribuer certaines prérogatives.
Au cours de ces quatre ans de mandat, le Président espère
pouvoir consolider les changements afin que les efforts engagés portent
leur fruit.
Respect des obligations et
engagements de
M. KOX (Pays-Bas) (Interprétation),
s’exprimant au nom du Groupe GUE, considère qu’il
eût été utile que M. Saakashvili
participât à ce débat et que M. Wodarg
y assistât... On aurait également souhaité pouvoir saluer
aujourd’hui avec enthousiasme un pays ayant respecté ses
obligations. Cela est malheureusement impossible car il faut demeurer vigilant
face aux derniers développements. L’intérêt des citoyens
du pays est pourtant que les engagements soient respectés. Les
principales préoccupations portent sur l’organisation de
l’élection présidentielle, qui a été pire que
prévu, sur la pauvreté, qui a reculé mais qui frappe encore
un grand nombre de Géorgiens, sur la résolution des conflits
gelés d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud.
La pauvreté demeure
considérable et le Gouvernement devra mettre à plat sa politique
économique afin de tenir compte de ses effets dramatiques en termes
sociaux. Il est bon que la croissance économique soit au rendez-vous,
mais elle doit être mieux partagée entre les citoyens.
Concernant les conflits
gelés, le Président a tenu sa promesse de ne pas avoir recours
à la violence, mais il n’y a toujours pas de solution en vue. Des
progrès sont-ils possibles?
L’orateur estime, comme le
rapporteur, que la procédure de suivi de