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 Council of Europe Sends Fact-finding Mission to Georgia and Russia

August 28th, 2008 . The Parliamentary Assembly of the Council of Europe (PACE) is shortly to send the Presidents of five of its Political Groups on a fact-finding tour of Georgia and Russia. Their purpose will be to gather information on the causes and consequences of the bloody war fought between the two states earlier this month over the secession of Georgian provinces South Ossetia and Abkhazia. Thousands of dead, wounded and fleeing people paid the price of the irresponsible behavior of both states and their serious breaching of international legal obligations.

 The fact-finding mission of the five Group Presidents will serve as preparation for the plenary debates on the war and its aftermath which PACE will hold at the end of September. The debates will include consideration of what if any measures should be taken against the two member states of the Council of Europe

 Senator Tiny Kox of the Netherlands, President of the Unified Left Group in the Assembly, is determined to ensure that no one-sided conclusions are drawn or measures proposed which lay blame on just one party. He made this point in a joint meeting of PACE and European Parliament Political Group Presidents in Brussels, called to discuss recent developments in the Caucasus. "The governments of Georgia and Russia bear primary responsibility," said Senator Kox. "President Sakaasvili broke his promise never to use military force to retrieve the rebel provinces. President Medvedev recognized the independence of the provinces with undue haste, despite the fact that earlier this year Russia, in my opinion quite rightly, objected strongly to the overhasty recognition of the Serbian province of Kosovo by countries such as the Germany, the United States and many other European countries, including my own country, the Netherlands.'

 "But it is not only the governments of Georgia and Russia which have failed to uphold their international obligations. The American government has thrown oil on the flames with its completely irresponsible policies in the Caucasus and Eastern Europe. The European Union, as a major trading partner of both countries, did nothing to avert this catastrophe. And the Council of Europe, of which both countries are members, has done just as little to put anything in place which could have prevented it. Because of all that, tension in Europe has risen, rapidly and dangerously. Relations between NATO and Russia are wrecked, the European Union and Russia are at odds with each other, new conflicts threaten to break out with Ukraine and Moldavia, and the Americans have used the situation to push through their plans to build a rocket shield in Poland , in direct opposition to the Russians' views. All involved bear a heavy responsibility for this escalation and have the duty to do all that they can to halt this development and reverse it."

 Tiny Kox recalled how earlier in the year, together with European Parliament Unified Left Group President Francis Wurtz, he had described the recognition of Kosovo as "the opening of Pandora's Box". Pointing to the events in Georgia and the menacing escalation of comparable situations in Eastern Europe, he noted that his prediction had unfortunately turned out to have been all too true. "We should all be ashamed of ourselves as a result of this. We saw it happening and we let it happen. So now we must do everything we can to prevent things getting still further out of hand in Europe. Otherwise history will judge us harshly."

 

Mission d'information du Conseil de l'Europe en Géorgie et en Russie

 

28 août 2008 . L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) enverra prochainement les présidents de cinq de ses groupes politiques en mission d'information en Géorgie et en Russie. Ces envoyés seront chargés de recueillir des renseignements sur les causes et les conséquences de la lutte sanglante qui a opposé les deux Etats au début de ce mois en raison de la sécession des provinces géorgiennes d'Ossétie du sud et d'Abkhazie. Des milliers de morts, de blessés et de fugitifs ont payé le prix de l'attitude irresponsable des deux Etats et de leur manquement grave aux obligations leur incombant au regard du droit international.

La mission d'information des cinq présidents de groupes préparera aux débats en séance plénière sur la guerre et ses séquelles que l'APCE organisera à la fin du mois de septembre. Il y sera notamment discuté de l'opportunité de prendre des mesures à l'encontre de la Géorgie et de la Russie, deux Etats membres du Conseil de l'Europe.

Tiny Kox, sénateur des Pays-Bas et président du Groupe pour la Gauche unitaire à l'Assemblée, est déterminé à éviter toute conclusion unilatérale ou toute mesure qui incriminerait une seule des parties. Il l'a fait savoir au cours d'une réunion conjointe de l'APCE et des présidents des groupes politiques du Parlement européen qui s'est tenue à Bruxelles et a préconisé un débat sur l'évolution de la situation dans le Caucase. "Les Gouvernements géorgien et russe sont les premiers responsables" a déclaré le sénateur Kox. "Le Président Sakaasvili a rompu sa promesse de ne jamais recourir à la force militaire pour récupérer les provinces insurgées. Le Président Medvedev a reconnu trop hâtivement l'indépendance des provinces, bien que la Russie se soit fermement opposée cette année (selon moi, à juste titre) à la reconnaissance prématurée de la province serbe du Kosovo par des pays comme l'Allemagne, les Etats-Unis et de nombreux autres pays d'Europe, dont le mien, les Pays-Bas.'

"Les Gouvernements géorgien et russe ne sont cependant pas les seuls à avoir manqué à leurs obligations internationales. Par la politique totalement irresponsable qu'il mène dans le Caucase et l'Europe de l'Est, le Gouvernement américain a jeté de l'huile sur le feu. L'Union européenne - qui est un partenaire important des deux pays - n'a rien fait pour prévenir cette catastrophe. Le Conseil de l'Europe, dont sont membres les deux pays, n'a pas davantage pris de mesures en ce sens. Cette conjonction de faits a attisé les tensions en Europe et créé une situation dangereuse. Les relations entre l'OTAN et la Russie sont mauvaises, des désaccords opposent l'Union européenne et la Russie, de nouveaux conflits avec l'Ukraine et la Moldova menacent d'éclater et les Américains profitent de la situation pour tenter de faire aboutir leur projet de construction d'un bouclier antimissile en Pologne, au mépris total de l'avis des Russes. Tous les acteurs concernés portent une lourde responsabilité dans cette escalade et doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour y mettre un terme et renverser la situation."

Kox, appuyé en cela par Francis Wurtz, le président du Groupe de la Gauche unitaire au Parlement européen, a rappelé avoir déclaré que reconnaître le Kosovo revenait à "ouvrir la boîte de Pandore". Evoquant les événements en Géorgie et le risque de voir se multiplier ce type de situation en Europe de l'Est, il a fait observer que sa prédiction s'était malheureusement révélée juste. "Nous devrions avoir honte. Nous avons vu les événements arriver et n'avons rien tenté pour les éviter. C'est pourquoi nous devons faire tout notre possible pour empêcher que la situation en Europe continue de dégénérer, faute de quoi l'histoire nous jugera avec sévérité."