|
|
Declarations - Déclarations
|
02/10/2008:
Tiny Kox,
UEL on The consequences of the war between Georgia and Russia
|
| Although my group of the Unified European
Left did not have the chance to discuss this report and all
amendments in depth, I think we support in general the draft
resolution and recommendation of the Monitoring Committee. It
could have been more objective in some of its conclusions and
proposals, it even should have been, but most important
element is that it is clear on the main aspects of the
matter. |
| These are the following:Georgia started the war, Russia reacted,
others were at least not able or willing to prevent the
escalation of the conflict. Georgia
army escalated the ongoing conflict into a full fledged war
with its indiscriminate shelling of the city of Tskhinvali and its citizens
in the night of August 7 to 8. Russia overreacted
by ordering its 58th army not
only to cross the border with South-Ossetia but also the de
facto Georgian border |
| The summer war of 2008 was a brutal
violation of international law, human rights and the
obligations the involved countries have towards this Council
of Europe. International investigation has to deliver us all
relevant facts, in their proper context, in order to find the
truth, which is necessary to come to reconciliation. |
| This investigation needs the full
cooperation of Georgia and Russia as
well of other countries that may have been involved,
especially some NATO member states, responsible for the
military build-up of Georgia. It looks
obvious that we have to take into account the role played by
the United
States of America, which paid
and trained the Georgian army and therewith prepared it for
this horrible war. |
| As I already said Monday in my
introduction, if conflicts escalate to wars, politicians must
have failed. They bear the full responsibility for the ongoing
human suffering in the Caucasian region. They bear the
responsibility to do the utmost to redress the damage
done. |
|
First and foremost, Georgia
and Russia have to
restore the rule of law in the warzone. They have to guarantee
the protection of human rights for the people living there as
well as for the IDPs returning home. They have to comply fully
with the international investigation and refrain from anything
that could reopen the armed
conflict. |
| I support the proposal to investigate how
to improve early warning systems in Europe. As I said
Monday, we live in dangerous times. Similar conflicts can
easily change into open wars and new human suffering. We
should be far more careful to avoid dangerous developments.
Recognizing Kosovo as an independent state was the opening of
Pandora's box. NATO's policy of enlargement is increasing
international destabilisation. If we want to prevent a new
Cold War, we need new international security arrangements
instead of going on with remnants of the past Cold War. |
| Both Georgia
and Russia violated
their obligations towards this Council of Europe. That cannot
be accepted. Therefore it cannot be business as usual. I ask
my Georgian and Russian colleagues to realise that the only
way for their governments and themselves to restore
credibility is full compliance instead of continuous denial of
their responsibility. Search and find new ways for new
cooperation and leave the dead end street of
confrontation. |
|
02/10/2008:
Tiny Kox,
GUE, les conséquences de la guerre entre la
Géorgie et la
Russie |
|
Bien que le Groupe pour la gauche
unitaire européenne dont je fais partie n'ait pas eu la
possibilité d'examiner ce rapport et tous les amendements de
manière approfondie, je pense qu'il soutient d'une manière
générale les projets de résolution et de recommandation de la
Commission de suivi. Ces projets auraient pu, et auraient même
dû, être plus objectifs dans certaines de leurs conclusions et
propositions, mais l'important est qu'ils éclaircissent les
principaux aspects de la question. |
| La Géorgie a déclaré la guerre, la Russie
a réagi, d'autres n'ont pas été en mesure à tout le moins de
prévenir l'escalade du conflit ou ne l'ont pas souhaité.
L'armée géorgienne a transformé le conflit en guerre à part
entière en bombardant aveuglément la ville de Tskhinvali et
ses habitants dans la nuit du 7 au 8 août. La Russie
a réagi de manière excessive en ordonnant à sa 58e armée non seulement de
franchir la frontière avec l'Ossétie du Sud mais aussi la
frontière géorgienne de fait. |
| La guerre de l'été 2008 est une
violation brutale du droit international, des droits de
l'homme et des obligations que les pays concernés ont envers
le Conseil de l'Europe. L'enquête internationale doit nous
permettre de connaître tous les faits pertinents, dans leur
contexte, pour pouvoir établir la vérité, condition de la
réconciliation. |
|
Cette enquête doit être menée avec la
coopération pleine et entière de la Géorgie et de la Russie et
des autres pays ayant pu y être associés, en particulier
certains Etats membres de l'OTAN, responsables du renforcement
du potentiel militaire de la Géorgie. Il semble évident que
nous devons tenir compte du rôle joué par les Etats-Unis
d'Amérique qui ont financé et entraîné l'armée géorgienne et
l'ont ainsi préparée pour cette horrible
guerre. |
| Comme je l'ai déjà dit lundi dans mon
introduction, les conflits dégénèrent en guerres lorsque les
responsables politiques ont échoué. Ceux-ci sont pleinement
responsables de la souffrance humaine observée dans la région
du Caucase. Il leur incombe de faire tout ce qui est en leur
pouvoir pour réparer les dommages causés. |
| Avant tout, la Géorgie et la Russie
doivent rétablir l'Etat de droit dans la zone de guerre. Elles
doivent garantir la protection des droits de l'homme aux
habitants et aux personnes de retour. Elles doivent se plier
sans réserve à l'enquête internationale et s'abstenir de tout
acte qui raviverait le conflit armé. |
| Je suis favorable à la proposition
d'étudier les moyens d'améliorer les systèmes d'alerte précoce
en Europe. Comme je l'ai dit lundi, nous vivons à une époque
dangereuse. Des conflits analogues peuvent facilement se
transformer en guerres ouvertes et causer de nouvelles
souffrances humaines. Nous devrions être beaucoup plus
prudents pour éviter toute évolution dangereuse. La
reconnaissance de l'indépendance du Kosovo a ouvert la boîte
de Pandore. La politique d'élargissement de l'OTAN accroît la
déstabilisation internationale. Si nous voulons empêcher une
nouvelle guerre froide, nous avons besoin de nouveaux
arrangements internationaux en matière de sécurité et nous
devons nous débarrasser des derniers vestiges de la guerre
froide. |
| La Géorgie et la Russie n'ont pas
respecté leurs obligations envers le Conseil de l'Europe, ce
qui est inacceptable. La situation actuelle ne peut, en
conséquence, être maintenue. Je demande à mes collègues
géorgiens et russes de se rendre compte que la seule façon
pour leur gouvernement et eux-mêmes de rétablir la crédibilité
est d'accepter pleinement leur responsabilité et non de
continuer à la nier. Cherchez et trouvez de nouveaux moyens
pour coopérer et sortez de l'impasse de la
confrontation. | |